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"C’était par bêtise, par amour..." Interdit de contact après des violences, un couple appréhendé dans l’avion pour Maurice

Ecrit par S.G. – le dimanche 16 novembre 2025 à 05H56
Contrôles à l'aéroport Réunion Roland Garros.

Interdit d’entrer en contact après leur condamnation pour violences réciproques, un couple a été appréhendé le 12 novembre à Gillot dans un avion en partance pour Maurice.

Il y a les décisions de justice et les raisons du cœur, qui ne vont pas toujours dans le même sens… Mercredi 12 novembre, les policiers de la PAF en poste à l’aéroport Réunion Roland-Garros voient leurs signaux s’allumer en rouge après l’enregistrement de deux passagers à bord d’un vol en partance pour Maurice.

Déjà grillés en juin

Christian, agriculteur d’une quarantaine d’années, est fiché avec une condamnation pour violences réciproques sur conjoint, qui lui ont valu en avril dernier six mois de prison avec sursis et l’interdiction d’entrer en contact avec sa compagne pour une durée de deux ans. Une interdiction qu’il a déjà enfreinte au mois de juin, avec dans la foulée une nouvelle condamnation à cinq mois de prison, aménagés sous la forme d’un bracelet électronique.

Vol annulé...

Le couple, qui a un enfant en commun, semble « en phase de réconciliation » dira l’avocat de Christian, jugé en comparution immédiate vendredi 14 novembre. Et pour sceller ce regain de passion, les tourtereaux avaient prévu de se retrouver pour un séjour romantique à l’île Maurice, prenant deux vols séparés pour ne pas être vus ensemble.

Mais Cupidon n’était visiblement pas de leur côté. Prévu le matin, le vol de Monsieur est annulé, et celui-ci est déplacé sur le vol de l’après-midi, celui réservé par Madame…

"Des gifles, des morsures, un couteau"

« J’ai mal fait », regrette Christian à la barre. « On a fait ça par bêtise, par amour », explique-t-il après une première nuit passée en prison, en exécution de la peine de cinq mois prononcée en juin.

« Il y a eu des gifles, des coups de poing, des morsures, un étranglement, un couteau sorti par madame… Ce ne sont pas des gestes d’amour à mon avis » rétorque la procureure pour justifier cette interdiction d’entrer en contact, rappelant que le prévenu avait déjà été condamné pour violences sur cette même conjointe précédemment. Elle requiert six mois de prison ainsi que la révocation des six mois de sursis d’avril.

"L'amour est le plus fort"

« Ils veulent continuer ensemble, ils ont un enfant, et l’amour est le plus fort. Il n’y a pas eu d’incident entre eux depuis un an », plaide la défense. « C’est un homme qui travaille, il n’est pas dangereux. »

Après en avoir délibéré, le tribunal va pourtant condamner le prévu à cinq mois de prison ferme, ainsi qu’à la révocation de trois mois de sursis. Une escapade amoureuse qui coûte cher.

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Etiquettes : Violences conjugales

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