Interpellé après avoir menacé son oncle, il s'en prend aux gendarmes en garde à vue

Un homme était jugé en comparution immédiate pour avoir agressé et menacé son oncle à Saint-Paul, puis s'en être pris à des gendarmes une fois en garde à vue.
Dans la journée du jeudi 11 juin à Saint-Paul, les gendarmes interviennent chez un particulier pour des violences. La victime explique que son neveu l'a menacé avec un serre-vis et un couteau. Placé en garde à vue, Teddy M. ne compte pas en rester là.
Dans la cellule de la brigade, il commence à invectiver les militaires. D'abord, il outrage trois d'entre eux. Puis, il menace carrément de faire subir à deux d'entre eux des sévices de nature sexuelle puis de les passer à tabac. Un comportement qui pousse la justice à retenir deux qualifications similaires à son égard : la menace de commettre un délit ou un crime.
Des problèmes psychiatriques
À la barre du tribunal, Teddy M. semble légèrement agité. S'il comprend tout à fait ce qu'on lui reproche, il ne reconnaît pas l'ensemble des faits. Pour lui, l'épisode avec les gendarmes résulte d'une dénonciation faite en garde à vue : il leur a dit que quelqu'un dans sa famille dealait du zamal.
Toujours selon lui, devant la fin de non-recevoir des militaires, il s'est énervé contre eux : « Ils m'ont pris pour un con ! » exulte-t-il face à la cour. Cependant, l'homme ne reconnaît pas les menaces de commettre un crime contre eux. Dans une pièce jointe au dossier, il est expliqué qu'il souffre de problèmes psychiatriques.
Du sursis probatoire requis à son égard
Il est aussi rappelé le passif de Teddy M. : quatre mentions à son casier judiciaire, dont deux pour des agressions sexuelles. Qui plus est, l'homme indique à la cour avoir fait plusieurs séjours en hôpital psychiatrique. Il reconnaît une consommation occasionnelle de zamal et d'alcool.
La procureure souligne que la récidive doit être prise en compte dans ce dossier et que, malgré ses problèmes psychiatriques, les menaces envers les gendarmes sont graves. Elle n'ose relater ce qu'il a dit lors de sa garde à vue. En ce sens, elle requiert une peine de 12 mois de prison, dont la moitié assortie d'un sursis probatoire et d'une obligation de soins. Elle demande le maintien en détention.
L'avocate de Teddy M. reconnaît la culpabilité évidente de son client. Concernant la menace envers son oncle, elle rappelle que ce dernier est accoutumé au caractère de son neveu en raison de sa maladie et que ce foyer lui offre un bon cadre familial. Elle demande une peine de prison ferme moindre et, au contraire, d'augmenter son sursis probatoire pour des soins optimaux.
Le tribunal tranche en faveur du ministère public et condamne Teddy M. à une peine de 12 mois de prison, dont 6 mois assortis d'un sursis probatoire, avec un maintien en détention.


