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Carburants : l’OPMR appelle à la transparence des gérants avant toute revalorisation des marges

Ecrit par J.D. – le lundi 22 septembre 2025 à 15H30
Jocelyn Cavillot, vice-président de l'OPMR

L’Observatoire des prix, des marges et des revenus (OPMR) rappelle que l’examen d’une revalorisation des marges des stations-service suppose que tous les gérants déposent leurs comptes. L’organisme pointe aussi le problème juridique et financier de l’indemnité de précarité des gérants (IPG).

Dans un communiqué diffusé ce lundi, l’Observatoire des prix, des marges et des revenus (OPMR), via sa commission carburants et son président Jocelyn Cavillot, a tenu à rappeler les règles encadrant les demandes de revalorisation de marges des gérants de stations-service. Une sortie qui fait suite à la mobilisation depuis dimanche des gérants de station-service à La Réunion.

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« Une telle demande n’est examinée que si l’ensemble des opérateurs concernés est à jour de la transmission des éléments statistiques », dispose l’article 8 du décret carburants. Or, selon l’Observatoire, seule une minorité de stations se soumet à cette obligation. « Jusqu’à présent, à notre connaissance, seules un tiers des stations-service déposent leur compte », relève Jocelyn Cavillot, qui rappelle que la dernière demande de revalorisation a été rejetée car à peine la moitié des gérants avaient transmis leurs données.

« Comment vérifier que la situation des gérants est réellement déficitaire ? »

L’organisme questionne ainsi la représentativité des bilans fournis : « Comment vérifier que la situation des gérants est réellement déficitaire si l’examen ne porte que sur une partie du réseau ? » interroge la commission carburants. Pour l’OPMR, il est indispensable de garantir la transparence avant d’envisager toute hausse de marge répercutée sur le prix payé par les automobilistes.

Dans le même communiqué, l’OPMR relance une demande formulée depuis plusieurs mois auprès de la préfecture : la suspension du prélèvement de l’indemnité de précarité des gérants (IPG). Cette taxe, acquittée par les consommateurs à la pompe et reversée à une association de gérants, représente environ 1,5 million d’euros par an. L’Observatoire estime que son fondement juridique « pose problème » et que son montant est « trop important », plaidant pour un réexamen réglementaire de la convention encadrant l’IPG.

Tout en défendant le modèle réunionnais de régulation, qui permet le maintien d’emplois de pompistes et une meilleure maîtrise des prix, l’OPMR souligne deux véritables enjeux du secteur : la pression exercée par les pétroliers sur les locataires gérants, contraints de subir des hausses de redevances, et la multiplication de nouvelles stations dans des zones déjà pourvues, au risque de fragiliser l’ensemble du réseau. « La solution n’est pas d’augmenter les marges ou de taxer les consommateurs, mais de s’attaquer à ces problèmes structurels », insiste le président de la commission carburants, qui estime que ce sont autant les gérants que les automobilistes et salariés dépendants de la voiture qui en pâtissent.

Etiquettes : Carburants | Grève | OPMR

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