Carburants: Les maires vont-ils reverser le trop-perçu des taxes sur l'octroi de mer ?

Une réunion importante se tient ce lundi après-midi dans les murs de la Diren à Saint-Denis. Autour de la table, peut-être encore plus que vers le représentant de l'Etat, c'est vers les collectivités locales que transporteurs et automobilistes ont les regards tournés. L'association des Maires de la Réunion doit se réunir demain matin pour décider du sort du trop-perçu sur les recettes municipales qui résulte de l'augmentation du prix du carburant.
Le jeudi 2 février, et devant la menace des transporteurs, le président de l'Association des Maires de la Réunion, Roland Robert, convoquait par courrier l'ensemble des 23 autres maires de l'île à une table ronde.
"Chers collègues, (...) je vous interpelle pour avoir votre position sur le surplus de recettes résultant de l'effet mécanique de cette hausse des prix", écrit Roland Robert. Dans ce courrier, le maire de La Possession demandet aux autres maires du département de se positionner sur la question "carburant". "Seriez-vous d'accord pour que les recettes supplémentaires qui seront générées par la taxe sur l'octroi de mer soient affectées à un dispositif, au profit des usagers, pour compenser l'augmentation ?", demandait-il.
Roland Robert concluait son invitation en y apportant sa propre contribution: "En ma qualité de maire de La Possession, je suis favorable à un tel dispositif". Reste à connaître la position des autres élus de l'île.
La bouteille de gaz plutôt que le carburant ?
Dans l'après-midi, alors que le siège de l'Association des Maires reste injoignable, seule la réponse d'Huguette Bello pour Saint-Paul livre une partie des positions que tiendront les maires mardi matin.
"Nous proposerons que ce surplus de recettes générées par cette hausse soit prioritairement répercuté sur la bouteille de gaz qui concerne l’ensemble des familles réunionnaises. Par ailleurs, nous insisterons une fois de plus pour une transparence totale de la formation des prix et des marges dégagées à tous les niveaux de la chaîne", fait savoir Huguette Bello.
Si la marge des collectivités locales sur ce trop-perçu peut effectivement satisfaire les usagers de la route, concernant la fiscalité sur les carburants, "il appartient aux autorités compétentes dans ce domaine de prendre leurs responsabilités et donc de délibérer en conséquence", se dédouane Roland Robert.



