Cambriolage à Trois Bassins : le principal suspect relaxé

Naïm* a été relaxé ce mardi 13 mai par le tribunal correctionnel de Saint-Pierre, poursuivi pour deux cambriolages. L'ADN retrouvé sur le loquet du portillon n'a pas suffi à prouver son implication.
En l'espace de quelques jours, Marie*, octogénaire, malade d'un cancer au stade terminal, a subi deux cambriolages. Le 1er mai 2023, un homme s'introduit par la baie vitrée de sa maison alors qu'elle regarde la télévision. Le malfrat semble connaître les lieux. Quelques jours plus tôt, les deux cartes bancaires de la propriétaire avaient été volées. Ce soir du 1er mai 2023, sans prêter attention à Marie, il se dirige tout droit vers la chambre dans laquelle se trouve le coffre-fort contenant de la morphine.
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Marie tente de s'interposer mais chute lourdement au sol. L'homme prend la fuite et Marie se casse le fémur. L'octogénaire décédera peu de temps après des suites de son cancer.
Malgré les traces ADN retrouvées sur le coffre-fort, restées sans correspondance, et la description donnée par Marie avant de mourir, l'enquête ne tient qu'à l'ADN de Naïm*, Portois de 30 ans, retrouvé sur le loquet du portillon qui donne accès à la maison par la plage.
Preuve ADN insuffisante
Le parquet avait pointé un indice “pas anodin” et le “parcours chaotique” du seul suspect de l'enquête, demandant un an de prison ferme.
Me Victoria Rouxel avait plaidé “le faisceau d'indices trop mince”, expliquant que “la reine des preuves” n'était en réalité qu'un transfert d'ADN.
L'avocate a été entendue. Naïm a été relaxé. Seul, l'ADN retrouvé sur le portillon qui donne accès à une plage publique n'est pas suffisant à retenir le prévenu dans les liens de la prévention, a motivé sa décision le tribunal correctionnel de Saint-Pierre.
*prénoms d'emprunt


