Cadet : "La démission de V. Miranville est un non-événement"

La démission de Vanessa Miranville continue de faire du remous au sein du parti EELV (Europe Ecologie Les Verts). Une démission qui devait rester secrète, mais qui a été étalée dans la presse depuis ce week-end. Le parti perd sa porte-parole qui préfère se consacrer à sa future candidature aux municipales à la Possession.
Une décision que n'a pas souhaité commenter, cette fois-ci, le secrétaire régional d'EELV, Jean-Alain Cadet, en conférence de presse ce matin à Saint-Denis. "Je suis tenté de vous dire que ce qui est apparu dans la presse ce week-end était une communication privée. Vanessa Miranville m'a envoyé un mail pour annoncer sa démission. En me demandant que cette information ne soit pas divulguée pour que cette décision soit prise le plus calmement et le plus discrètement possible", explique Jean-Alain Cadet. Pas facile de démissionner d'un parti sans faire de vague quand on en était la porte-parole.
Mais alors qui a "bavé" pour que l'information sorte dans la presse ? Le mystère reste entier. "Je respecte son choix. Je ne serai pas celui qui va divulguer les informations et les communiquer car l'auteur (ndlr : Vanessa Miranville) m'a demandé de ne pas en faire état. Les infos ont été dans la presse. Elle a ensuite donné une conférence de presse. C'est tout de même contradictoire avec sa demande initiale. Quant on démissionne on évite d'envoyer le mail à 25 ou 30 personnes. (…) On évite mais que voulez vous cela crée le buzz", lâche le secrétaire régional d'EELV.
Même s'il ne veut pas "communiquer" ou "polémiquer" autour de cette démission qu'il qualifie de "non-événement", Jean-Alain Cadet laisse entendre que l'ex porte-parole d'EELV ne semblait pas faire l'unanimité au sein de son parti. "On a constitué une équipe, une méthode de travail propre au parti. On la joue démocratie participative au sein d'EELV. Vanessa Miranville n'est pas venue dans l'avion depuis le départ. Elle est allée dans la tour de contrôle et a dit 'votre menu n'est pas bon'. (…) Mais EELV n'est pas une prison. On peut en sortir quand on veut. Pour moi cette démission est un non-événement", conclut-il.
Pour le parti écologiste, la page sera tout de même difficile à tourner et risque de laisser quelques traces. Mais l'heure n'est plus à la polémique, mais dès à présent au travail.



