Budget 2025 : le gouvernement détaille 5 milliards d'économies supplémentaires

Ces mesures, présentées par les ministères du Budget et de la Fonction publique, prendront la forme d’amendements au projet de loi de finances 2025 et s’inscrivent dans un effort global de 60 milliards d’euros pour réduire le déficit public à 5 % du PIB.
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Dans le cadre de ce plan de redressement, 20 milliards proviendront de hausses d’impôts, tandis que les 40 milliards restants découleront de réductions de dépenses. Sur ces 40 milliards, l’État devra trouver 20 milliards d’économies, dont 15 milliards sont déjà intégrés au budget 2025. Les 5 milliards restants concernent principalement la fonction publique, où 1,2 milliard d’euros d’économies seront générés par le passage de la carence des jours de congé maladie de un à trois jours, ainsi que par le plafonnement de la rémunération à 90 % durant les trois premiers mois d’un congé maladie, au lieu de 100 % actuellement.
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Une réduction de la réserve de précaution et des coupes ciblées
Parmi les 5 milliards d’économies additionnelles, 2,6 milliards proviennent de l’annulation d’une part significative de la réserve de précaution des ministères, excluant toutefois les ministères de la Défense, de l’Intérieur, de la Justice, de l’Enseignement supérieur et des Outre-mer. Les modalités de répartition de ces économies au sein des différents ministères seront précisées au fur et à mesure du dépôt des amendements par le gouvernement.
En complément, 1 milliard d’euros d’économies ciblées affectera certaines politiques publiques, notamment une réduction de 640 millions d’euros de l’aide au développement, 55 millions pour la culture, incluant une baisse des crédits pour l’audiovisuel public et une révision du Pass Culture, et 300 millions sur les dispositifs de verdissement des véhicules, réduisant cette enveloppe de 1 milliard à 700 millions d’euros. Ce dernier financement sera néanmoins complété par des aides issues des certificats d’économie d’énergie.
Enfin, une dernière économie de 300 millions d’euros sera obtenue grâce à la trésorerie de certains opérateurs publics aux excédents importants, notamment les agences de l’eau, l’Institut national de la propriété intellectuelle (INPI) et l’Agence de financement des infrastructures de transport (Afit).


