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Bilan de mi-mandat : Hyperproximité et verdissement au programme à Saint-Denis

Intensifier l'action sociale via "l'hyperproximité" tout en gommant l'image de "ville-béton" qui colle au chef-lieu, c'est une des missions que s'est fixée Éricka Bareigts en tant que maire de Saint-Denis. Cela passe notamment par l'amplification des actions du CCAS mais aussi par son projet de verdissement de la "ville-capitale", à travers notamment plusieurs projets de forêts urbaines qui devraient se concrétiser avant la fin de son mandat.
Ecrit par Samuel Irlepenne – le lundi 4 septembre 2023 à 14H24

L'hyperproximité, kosasa ? Réponse de la principale intéressée : "Mon souci, et c'est aussi le souci des Dionysiens, c'est comment intensifier le plus de services publics dans les quartiers non pas pour s'enfermer mais pour en faire la ville du quart d'heure", explique Éricka Bareigts. Une "ville du quart d'heure" qui offre par exemple aux habitants des différents quartiers dionysiens la possibilité d'effectuer des démarches administratives au sein de leurs mairies annexes respectives mais aussi de retrouver tout un panel d'activités sociales, culturelles ou sportives. "L'hyperproximité c'est aussi plus de places dans les crèches avec plus de 1.800 places, c'est aussi plein d'activités dans les quartiers comme Karavan La Kour, le cinéma en plein air ou encore les agrès installés dans les quartiers", poursuit Éricka Bareigts. 

"La transformation du béton vers le jardin décore la ville"

Outre "l'hyperproximité" chère à la maire de Saint-Denis, l'autre thématique qui lui tient à cœur est celle du verdissement du chef-lieu, à travers notamment les nombreux projets de forêts urbaines dont le plus emblématique est Dionyparks, sur l'ex-Espace Océan. "La transformation de l'urbain en vert c'est quelque chose qui me touche beaucoup. Quand nous avons élaboré ce projet municipal en parlant de jardins, je voyais que cela parlait aux gens qui venaient pendant les meetings. On a planté près de 5.000 arbres, nous avons détruit cette vieille bibliothèque en face du cinéma, on va faire faire des forêts urbaines comme Dionyparks. 17.000 personnes nous ont dit qu'ils voulaient Dionyparks pour avoir un autre endroit où respirer dans la ville. N'oublions pas les jardins partagés en bas d'immeuble comme à Château-Morange, aux Camélias, au Moufia ou au Chaudron où les gens s'autorisent à dire "Je vais planter des tomates et les manger. Ce qui me touche beaucoup c'est que des gens qui ne se parlaient pas commencent aujourd'hui à échanger. Nous avons créé et continuerons à créer de la cohésion dans la ville", promet l'édile dionysienne.

"À Château par exemple, quand Mme Riboth (NDLR : présidente de l'Association intergénérationnelle de Château-Morange) fait sa récolte de carottes, de brèdes ou de betteraves, elle donne à tout l'environnement, c'est magnifique. Ensuite les arbres qui pousseront feront à terme des espaces de fraîcheur en filtrant l'air. Cela agit sur la santé des gens. Et puis c'est beau : la transformation du béton vers le jardin décore la ville. Les gens me disent qu'ils y sont sensibles et ça c'est une grande victoire pour moi". 

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