Vidéo - St-Denis: 10,3 millions d'euros supplémentaires pour plus de "citoyenneté" et "d'hyperproximité"

"Nous poursuivions la mise en oeuvre de notre projet, [déjà réalisé à plus de 75%]urlblank:https://www.zinfos974.com/Ericka-Bareigts-veut-debuter-75-de-ses-promesses-des-2021_a163930.html : plus de 10 millions d’euros seront réinjectés dans le budget supplémentaire avec une dynamique associative extrêmement forte, soit 34 millions d’euros de subventions distribués à 472 associations", lance d’emblée Ericka Bareigts, qui compte bien travailler dans les prochains mois à redonner son lustre d’antan à la capitale, que ce soit en terme d’équipements sportifs et/ou de proximité qu’en terme d’animations nocturnes.
Faire de St-Denis une "ville musée à ciel ouvert"
Concrètement, la majorité municipale va mettre sur la table près de 860.000 euros pour la modernisation de ses équipements sportifs (rénovation de la piste de la Jamaïque), environ 800.000 euros pour l’embellissement de la ville ou encore 2,38 millions d’euros de crédits supplémentaires pour accompagner les actions du tissu associatif. "Nous souhaitons donner du sens à l’action publique et permettre aux Dionysiens de s’approprier leurs espaces de vie", explique Brigitte Adame, l’adjointe déléguée à la vie associative. Ainsi, 127 associations de proximité (parentalité, aide à la personne, accompagnement éducatif) seront accompagnées par la municipalité qui finance ainsi 309 actions (sur plus de 900 projets présentés) pour 2021. "Il y a d’autres collectivités qui parlent de proximité mais là c’est parlant", ajoute Brigitte Adame.
Dans le domaine culturel, la ville souhaite intensifier la création artistique en faisant de Saint-Denis "une ville musée à ciel ouvert". Après avoir accueilli une première session de 10 résidences artistiques dans les quartiers entre avril et juillet 2021 pour habiller ses murs et espaces publics, la collectivité va lancer dès le 9 août prochain 10 nouveaux appels à projets pour des résidences qui démarreront le mois suivant. Concernant les activités sportives, le dispositif Elle Est Sport devient Fanm i boug dan kartié. Chaque semaine, près de 600 femmes résidant dans des quartiers ciblés pourront chaque semaine pratiquer deux heures d’activités sportives et culturelles (natation, vélo, remise en forme, yoga…) pour un tarif unique de 10 euros.
Pour Gérard Françoise, le 5e adjoint délégué aux finances, ce soutien fort aux actions associatives n’est pas le fruit du hasard et trouve son origine dans la gestion budgétaire "responsable" des comptes de la ville. "Nous économisons car nous dépensons mieux. Tout ça sans augmentation d’impôts ce qui nous permet ainsi d'intensifier nos actions pour continuer la transformation de la ville", clame le M.Finances de la municipalité dionysienne.
Un front de mer qui devrait enfin s’animer d’ici la fin de l’année
Une transformation qui se fait pas à pas, avec enfin du nouveau du côté du front de mer. En effet, la bâtisse de l’ancienne gare routière (l’ex-3 Brasseurs) devrait accueillir d’ici la fin de l’année un concept attractif mêlant activité récréative en soirée et le week-end. L'exploitation de la longère, après un appel à projets lancé il y a de cela trois mois, a été attribuée à la SARL Tikavbar, déjà implantée à Saint-Pierre. "Ce que nous souhaitions avoir c’est que le futur exploitant de cette longère puisse proposer une offre nocturne, pas une boîte de nuit, mais quand même avec des animations, y compris le dimanche. Les Dionysiennes et les Dionysiens l’attendaient", précise Ericka Bareigts. La cave et l’espace de dégustation de Tikavbar s’installeront à proximité du futur cinéma multiplexe actuellement en construction, un secteur que la ville de Saint-Denis souhaite redynamiser en vue de redonner un souffle nouveau à son front de mer longtemps délaissé.
Parallèlement à ces nouveaux concepts commerciaux, l’ancienne bibliothèque départementale aujourd’hui inoccupée va laisser prochainement place à un espace végétalisé.
La maire de Saint-Denis compte également intensifier sa politique de "ville apaisée" avec la mise en place pour un coût de 150.000 euros d’une trentaine de caméras de vidéosurveillance supplémentaires (la ville en comptant déjà une cinquantaine) dans les zones les plus urbanisées: le centre-ville bien évidemment ou encore à Sainte-Clotilde. La ville mettra également 450.000 euros pour l’amélioration de l’éclairage public.
Revenant sur les [agressions de commerçants]urlblank:https://www.zinfos974.com/%E2%80%8BVideo-St-Denis-Deux-commercants-du-centre-ville-agresses-par-des-jeunes_a169495.html ayant fait le buzz sur les réseaux sociaux ces derniers mois, Gérard Françoise a assuré que Saint-Denis était une ville "sûre et apaisée". "La sécurité c’est comme la météo: il y a les chiffres réels mais aussi le ressenti. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les chiffres sont bas même si les Dionysiens ont le sentiment qu’il y a encore de l’insécurité", insiste-t-il.


