Revenir à la rubrique : Social

Baisse des contrats aidés : l’État défend ses choix après la colère des élus

Ecrit par J.D. – le mardi 5 mai 2026 à 17H56
Photo d'archives.

Après la fronde des maires face à la baisse des contrats PEC, la préfecture a rapidement réagi ce mardi en publiant un communiqué pour justifier les arbitrages retenus pour 2026. Le préfet se veut toutefois ouvert au dialogue et assure se tenir à la disposition des maires pour"trouver les solutions les plus adaptées".

Réponse rapide de l’État après la levée de boucliers des élus. Après la conférence de presse des maires dénonçant un "séisme" social, la préfecture de La Réunion a dégainé un communiqué pour défendre les choix opérés sur les Parcours emplois compétences (PEC) en 2026.

Lire aussi : Contrats aidés en baisse : un "séisme social", les élus appellent à manifester le 20 mai

Dans un contexte budgétaire national contraint, l’État assume une baisse globale du dispositif. "Le nombre de contrats Parcours Emploi Compétence enregistre une baisse au plan national", souligne la préfecture, insistant toutefois sur le fait que La Réunion conserve une part significative de l’enveloppe, avec 25% des crédits attribués au territoire.

Volonté d’adapter le dispositif

Le cadre est posé : 4.000 contrats seront programmés en 2026 sur l’île, avec une prise en charge de l’État fixée à 40% du SMIC brut, pour une durée maximale de six mois. Un format revu à la baisse par rapport aux années précédentes, que l’État justifie par une volonté d’adapter le dispositif.

Autre choix assumé, la priorisation. L’État met en avant un recentrage vers le secteur associatif, présenté comme un acteur clé de la cohésion sociale, ainsi que vers les publics les plus éloignés de l’emploi, notamment les demandeurs de longue durée et les personnes en situation de handicap.

Existence d’alternatives aux PEC

La préfecture insiste également sur l’existence d’alternatives aux PEC. Elle cite notamment l’insertion par l’activité économique et les clauses sociales dans la commande publique, présentées comme des outils plus efficaces, avec un taux de sortie vers l’emploi avoisinant les 60%, contre environ 21% pour les PEC.

Conscient des tensions suscitées, le préfet Patrice Latron se veut toutefois ouvert au dialogue. Il assure se tenir à la disposition des maires pour "trouver les solutions les plus adaptées", dans un contexte où les collectivités dénoncent déjà des conséquences directes sur la rentrée scolaire et les services publics de proximité.

Un discours qui peine, pour l’heure, à apaiser la colère des élus, bien décidés à maintenir la pression dans les semaines à venir.

Dans la même rubrique

0💬
Tri :