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Bagarre devant la Villa : « On était défoncés », les agresseurs condamnés

Deux des protagonistes de la violente rixe qui s'est produite il y a une semaine à la sortie des boîtes de nuit de Saint-Gilles étaient jugés ce lundi après-midi.

Ecrit par Zinfos974 – le lundi 08 novembre 2021 à 17H09

Les faits se sont produits dans la nuit du dimanche 31 octobre au lundi 1er novembre. Les jeunes étaient nombreux dans les établissements de nuit de Saint-Gilles pour fêter Halloween durant ce week-end prolongé de la Toussaint.

Ils étaient encore nombreux au lever du jour à se regrouper entre la Villa et le Beach Club à Saint-Gilles. Une altercation s’est produite et plusieurs jeunes ont participé à la violente bagarre qui a été filmée et partagée sur les réseaux sociaux. Une victime s’est retrouvée au sol et a été frappée alors qu’elle était à terre. 

Deux hommes étaient jugés ce lundi pour les faits qui se sont produits il y a une semaine. Julien L., âgé de 30 ans et originaire de Saint-Pierre, s’était rendu de lui-même aux forces de l’ordre après avoir vu les images sur les réseaux sociaux. Un autre protagoniste, Mathieu I., âgé de 27 ans et aussi originaire de Saint-Pierre, s’est livré aux gendarmes, se sachant recherché. 

Comment a commencé la bagarre ?

Aucune des personnes directement impliquées n’a su expliquer les raisons de l’altercation. Mais les images ont été scrutées par les enquêteurs qui ont pu déterminer que Julien L. et la victime s’invectivent mutuellement. Les provocations sont réciproques.

La victime porte le premier coup au visage du Saint-Pierrois de 30 ans. Ce dernier répond en enchaînant les coups de poing avant un coup de genou. Il le frappe au menton et le met à terre. C’est lorsqu’il essaie de se relever que Mathieu I. intervient et lui donne un coup de pied à la tête. Julien L. lève alors les bras en signe de victoire.

Black-out de la victime

L’homme qui s’est retrouvé à terre a ensuite été transporté à l’hôpital. Il s’est vu prescrire 5 jours d’interruption temporaire de travail. Il a été entendu par les forces de l’ordre le lendemain de l’altercation.

Il déclare n’avoir aucun souvenir de ce qu’il s’est passé et affirme avoir découvert les faits commis en visionnant la vidéo sur les réseaux sociaux.

Il assure n’avoir eu aucun différend avec les autres clients.

Drogue et alcool

La victime a affirmé n’avoir bu que trois verres de whisky tout au long de la soirée. Julien L., avec qui l’altercation a démarré, avait consommé de la cocaïne et du LSD.

« Je suis désolé et je regrette« , assure-t-il à la présidente du tribunal. Cette dernière lui fait remarquer qu’il a laissé la victime inconsciente sans appeler les secours. « C’est l’alcool« , a-t-il répondu.

« Vous n’êtes même pas capable d’expliquer pourquoi vous vous êtes mutuellement battus et chaque groupe de témoins explique que c’est l’autre qui a frappé en premier« , déplore la présidente.

Julien L. concède : « On était défoncés« , avant d’ajouter, « Merci Bon Dieu que la victime n’est pas morte. »

Des agresseurs déjà jugés pour des violences

Mathieu I. était quant à lui jugé en récidive de ces faits de violences. Il explique ne pas connaître particulièrement Julien L. mais avoir voulu lui venir en aide car il le voyait prendre des coups, encerclé par plusieurs individus. L’homme de 27 ans affirme avoir voulu sortir son compère saint-pierrois de la situation, mais reconnaît s’être ensuite acharné sur la victime à terre : « J’ai perdu le contrôle, à cause de l’alcool et de l’excitation de la soirée. »

Julien L. était déjà passé en comparution immédiate au mois de septembre. Il avait écopé d’un bracelet électronique pour une durée de 20 mois. Il compte 15 mentions à son casier judiciaire dont 6 pour des violences.

« C’est un éternel recommencementIl serait temps d’utiliser votre cerveau« , fustige la présidente du tribunal.

Le cercle vicieux de la violence

Le parquet requiert 16 mois de prison à l’encontre de Julien L. et 14 mois dont 5 avec sursis probatoire pour Mathieu I. avec maintien en détention : « Julien L. n’a pas su se saisir de la chance que la justice lui a donnée en lui attribuant un bracelet électronique« .

L’avocat du co-prévenu défend son client : « Il y a eu provocation ! » déclare-t-il avant de rappeler que Mathieu I. n’avait plus été condamné par la justice depuis 2015. « N’oublions pas qui a porté le premier coup », rappelle Maître Jean-Christophe Molière, intimant le tribunal à replacer les faits dans leur contexte : « Tous étaient alcoolisés y compris la victime qui a eu 5 jours d’ITT. Ce qui compte maintenant c’est la peine ».

Maître Alex Vardin représentait la victime et a insisté sur les coups gratuits donnés alors qu’elle avait perdu connaissance : « Il aurait pu mourir. »

Les agresseurs placés sous les verrous

Après en avoir délibéré, le tribunal a condamné Julien L. à 2 ans de prison auxquels s’ajoutent la révocation du sursis de sa précédente condamnation et son compère à 18 mois dont 6 avec sursis probatoire. Ils ont rejoint Domenjod.

 

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