Au Royaume-Uni, la semaine de 4 jours séduit salariés et patrons

Entre juin et décembre 2022, 61 entreprises et organisations britanniques avaient pris part à une phase d'expérimentation de la semaine de quatre jours dénommée « 4 Days Week Global ». Un an après la fin de l'expérience, 89% de ces structures appliquent toujours de leur plein gré ce modèle de fonctionnement, tandis que 50% l'ont définitivement adopté comme standard pour les contrats de travail.
Selon une étude britannique, 86% des salariés estiment être plus performants depuis la mise en place de la semaine de quatre jours, tandis que plus de 80% des managers et des chefs d'entreprise déclarent un effet positif dans le fonctionnement de leur société. La semaine de quatre jours aurait ainsi un impact bénéfique sur la santé des salariés et sur la qualité du travail de manière générale.
En Belgique, où la semaine de quatre jours est applicable depuis 2022, le dispositif ne semble pour autant pas encore réellement privilégié par les salariés, peut-être par crainte d'une perte de leur pouvoir d'achat. En France, la loi Robien permet depuis 1996 la mise en œuvre des 32 heures sur quatre jours, mais l'Institut national de recherche et de sécurité (INRS) alerte sur les précautions à prendre avant d'envisager de l'adopter et de... s'y adapter. Le 18 janvier dernier, la RATP a lancé une phase d'expérimentation de la semaine de quatre jours sans diminution du temps de travail, une mesure censée lutter contre la mauvaise image de la société de transport public, qui peine à recruter.
Le saviez-vous ?
400 entreprises ont testé la #semainede4jours
✅32 heures
✅sans baisse de salaire
✅avec embauche compensatoire
✅!sans augmentation du coût patronal!
✅!sans augmentation des prix à la consommation!
✅!sans peser sur les finances publiques!😲Comment ? 🧶👇 pic.twitter.com/inBVv4jvYh
— Michel Cermak (@Mich_ka) February 23, 2024


