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Trafic de stupéfiants à Sainte-Suzanne : un couple soupçonné d’avoir écoulé 4 kg de cocaïne en deux ans

Ecrit par S.G. – le vendredi 3 juillet 2026 à 15H45

Interpellé mardi 30 juin lors d’un coup de filet de la gendarmerie, un couple de Sainte-Suzannois d’une trentaine d’années a reconnu avoir écoulé plus de 4 kilos de cocaïne en moins de deux ans, pour un chiffre d’affaires estimé à 600 000 euros.

« Je m’excuse auprès de ma famille, ma belle-famille, mes enfants, ma femme que j’ai entraînée là-dedans ». Très ému à la barre des comparutions immédiates de Saint-Denis vendredi 3 juillet, Yann J., 30 ans, semble rongé par les regrets.

Mardi 30 juin, ce chef d’entreprises en difficulté - une société de pompes funèbres et une autre de sécurité privée - a été interpellé à Sainte-Suzanne avec sa compagne et une troisième personne à l’occasion d’un coup de filet lancé par la gendarmerie. Depuis plusieurs semaines, le couple était dans le collimateur des forces de l’ordre soupçonnant l’entrepreneur et son épouse d’alimenter un point de deal de cocaïne depuis leur logement du quartier de Bagatelle.  

"Gros consommateur"

Placés en garde à vue, tous deux reconnaissaient les faits. Lui, en tant que « gros consommateur », aurait basculé dans la revente en novembre 2024. Puis, l’activité se montrant plus florissante que ses entreprises légales, il aurait bénéficié de l’aide de sa compagne à compter de janvier 2026 pour « confectionner les pochons » et « assurer quelques commandes. » La troisième personne appréhendée a été mise hors de cause.

"Un mode de vie"

Les investigations des gendarmes ont permis d’évaluer à 4,2 kilos la quantité de cocaïne écoulée sur la période, pour un « chiffre d’affaires » estimé à 600 000 euros par le parquet dénonçant un trafic devenu « un mode de vie ». Le Sainte-Suzannois indique pour sa part un bénéfice net d’environ 75 000 euros. Certains « clients » interrogés en procédure auraient ainsi reconnu parfois dépenser jusqu’à 20 000 euros par mois auprès du dealer.

Lire aussi : Un groupe d’amis gravitant autour d’un restaurant de Saint-Gilles condamné pour usage et trafic de cocaïne

"Risque de renouvellement des faits"

Alors que le couple a demandé un délai pour préparer sa défense, les juges ont ordonné le maintien en détention du suspect principal, seulement connu de la justice pour une conduite sous stupéfiants. « Le tribunal vous garde en prison en raison du risque de renouvellement des faits, qui n’ont été stoppés que par votre interpellation », précise la présidente. La mère de famille est en revanche laissée libre sous contrôle judiciaire jusqu’à la date du procès, fixée au 28 août prochain.

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