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Au chevet des agriculteurs, la ministre Annie Genevard peine à convaincre

Ecrit par Philippe Madubost sur place – le mardi 22 avril 2025 à 17H09

Dans le sillage de la visite d'Emmanuel Macron, Annie Genevard s'est rendue sur une exploitation agricole à Bras-Canot. Aux côtés des acteurs de la filière, elle a insisté sur la réduction des délais pour le versement des aides.

Sur une exploitation de Bras-Canot, à Saint-Benoît, Annie Genevard, ministre de l'Agriculture, a visité en compagnie des acteurs de la filière une exploitation ravagée par Garance. Au terme de cette visite, elle a de nouveau martelé l'importance de verser les aides "dans des délais les plus réduits possibles".

Depuis le passage de Garance, les agriculteurs s'inquiètent pour l'avenir de leur activité. Et ni les deux visites de Manuel Valls, ni les rencontres au Palais de la Source n'ont eu l'air de les rassurer.

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Après Emmanuel Macron ce matin, la ministre Annie Genevard a souhaité prendre la problématique à bras-le-corps. "Nous allons sur trois leviers. Répondre à l'urgence, pouvoir être soutenus financièrement et pouvoir tout simplement vivre. C'est l'objet du fonds qui a été délivré, de 10 millions, qui sera peut-être abondé". Quant aux délais de ces aides, la ministre a seulement indiqué qu'il faut les verser au plus vite.

Concernant le soutien aux trésoreries, "Nous proposons qu'il ne soit pas pris en compte la perte de production pour calibrer l'aide. Pour la filière canne par exemple, près de 40 millions devaient être retirés, qui ne le seront pas". Enfin, Annie Genevard veut "appuyer l'avenir", en soutenant l'équipement des agriculteurs, plus résistant aux futurs cyclones et intempéries.

La filière peu convaincue

« Toujours la même impression : celle qu’ils [le gouvernement] n’ont pas réellement pris conscience des dégâts de ce cyclone. Garance, ce n’est pas Belal, il y a eu des conséquences énormes […] Clairement, le compte n’y est pas », explique Guillaume Sellier, président des Jeunes Agriculteurs et vice-président à la Chambre Verte. Il craint la prochaine campagne sucrière : « Oui, il y a des mesures d’urgence pour pallier le surcoût. On demandait également un forfait pour pouvoir relancer la production 2026. Là, on n’y est pas. »

Rejoint par Pierre-Emmanuel Thonon, co-président de la CPCS : « Depuis ce matin, on a vu que le compte n’y est pas. […] Aujourd’hui, on a plus de 50 millions de pertes. On avait besoin d’environ 37 millions pour relancer la campagne 2026, on est très loin du compte. »

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