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L’Inde interdit l’exportation du riz non basmati, quelles conséquences pour La Réunion ?

Le premier pays exportateur de riz au monde fait face à des inondations dévastatrices. Pour protéger ses besoins et nourrir sa population, l’Inde a décidé d’interdire les livraisons à l’étranger. Une annonce qui pourrait avoir des conséquences dans les prochains mois. Quid de La Réunion ?

Ecrit par Sophie Fontaine, Baradi Siva – le lundi 24 juillet 2023 à 08H09

Le gouvernement indien a annoncé la fin temporaire de l’exportation du riz basmati. Un coup dur pour le marché de cette céréale très prisée en Afrique, en Asie et dans l’océan Indien car l’Inde en est le premier exportateur.

Cette décision a été prise suite à des inondations importantes notamment dans le Pendjab où l’essentiel des rizières du pays se trouvent. L’Inde veut éviter tout risque de pénurie.

Les pays d’Afrique de l’Ouest sont d’importants consommateurs et vont devoir se tourner vers d’autres producteurs comme la Thaïlande ou encore le Vietnam. Le cours du riz devrait donc encore augmenter dans les prochains mois.

Un analyste de Rabobank interrogé par l’AFP explique que les autres pays producteurs de riz n’ont pas les stocks suffisants pour compenser l’arrêt des exportations indiennes qui avait déjà en fin d’année dernière limité ses livraisons de riz basmati et imposé une taxe.

En plus de cette exportation indienne à l’arrêt, le gouvernement Thaïlandais encourage de son côté les agriculteurs du pays à réduire les surfaces de culture de riz, trop consommatrices d’eau. S’agissant du deuxième mondial exportateur en la matière, le cours du riz devrait donc encore augmenter dans les prochains mois.

Pas de pénurie pour l’instant

La Réunion importe la quasi-totalité de sa consommation de riz, mais les sociétés de rizerie importent et assurent l’arrivée de stocks en avance. Malgré les réserves et l’absence de pénurie, certains craignent une flambée des prix à venir.

Il est difficile de se prononcer là-dessus On ne connaît pas la durée des décisions prises par le gouvernement indien, ni la qualité des récoltes à venir”, explique Patrick Barjonet, le directeur général de Soboriz, avant de poursuivre : “mais ici, cela ne devrait pas avoir de conséquences sur les prix dans les mois à venir. On est quasi couverts jusqu’à la fin de l’année à la Soboriz”.

L’interdiction portant sur le riz naturel, seuls les riz Luxe et Demi-Luxe pourraient théoriquement être impactés, ce qui représente 10% du marché réunionnais. Si cela venait à être appliqué, il n’est pas exclu que par effet domino les riz parfumés et basmati soient à leur tour victimes de leur succès ultérieurement.

Thèmes : Alimentation | Inde | Riz
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