Assises : Pour l'avocat de la défense, il y avait consentement et non viol

Aujourd'hui et demain, le tribunal d'assises statue sur une affaire de viol dont les faits remontent au 8 novembre 2010. Dans la nuit, une femme de 64 ans aurait été victime d'un viol à Piton Saint-Leu alors qu'elle dormait au domicile d'une amie.
Pendant cette première journée de procès, la victime affirme avoir été réveillée par une pénétration digitale, puis un rapport sexuel. Cédric Araye, l'accusé, s'en va ensuite en oubliant son téléphone. La victime réveille ses amies et leur dit avoir été violée. L'individu serait revenu 15 minutes plus tard, le visage cagoulé dans son tee-shirt et muni d'un sabre. Les deux femmes croient qu'elles vont mourir. Cédric Araye s'enfuit avec son téléphone.
Pour Cédric Ramaye, la version est toute autre. Il s'agit de rapports consentis. Il aurait vu la victime, nue, sur le balcon. Il aurait alors décidé de monter. Pour lui, elle ne dormait pas. Il lui caresse les fesses et les cheveux. Elle demande : "Qui est tu?" Il répond, "un voisin". Il se masturbe et éjacule sur elle. Il lui introduit un doigt, puis deux. Elle lui demande d'arrêter car elle a mal puis part aux toilettes avant de revenir, racontera-t-il aux gendarmes.
Les gendarmes sont prévenus 2h30 plus tard. Ils font le rapprochement avec l'accusé, domicilié à 200m et faisant l'objet de procédures d'exhibitions sexuelles et violation de domicile. Les gendarmes constatent que la victime a encore 0,40 grammes d'alcool dans le sang au moment où elle est prise en charge.
Pour le bâtonnier Georges André Hoarau, son client a certes été "idiot" de revenir muni d'un sabre, mais il argumente: "Les amies dormaient à côté, pourquoi ne pas avoir crié? Lorsque l'on se réveille à côté d'un susceptible violeur, est-il logique de demander 'Qui es tu?' " Le bâtonnier pointe également le fait que, selon les experts, les femmes ont plus été choquées par la deuxième intrusion.
De plus, en sachant que le téléphone avait été oublié et que l'individu pouvait revenir, pourquoi ces femmes ne préviennent ni la gendarmerie ou même le voisinage. Pour le bâtonnier, cela aurait empêché le 2ème acte, à savoir le retour de Cédric Araye avec un sabre…
Le verdict devrait tomber demain en fin de journée.


