Assises de l'Éducation prioritaire: "Il reste beaucoup de travail"

Professeurs, CPE (conseiller principal d'éducation), chefs d'établissements, inspecteurs, représentants des parents d'élèves et coordinateurs du dispositif Éclair, entre autres, étaient présents pour cette journée de débat autour de l'Éducation prioritaire. Des questions comme la valorisation de l'oral, le travail en équipe, les langues maternelles, la stabilité des postes des professeurs, le statut des enseignants, la place des parents d'élèves ou encore la sécurité ont composé les sujets de discussion au sein des différents ateliers.
"En école primaire et au collège, 52% des élèves réunionnais sont en Éducation prioritaire, un taux trois fois plus élevé qu'en métropole, annonce le recteur Thierry Terret. Mais il ne faut pas oublier que l'on part de très loin. Les dispositifs portent leurs fruits car nous sommes le premier département français à avoir des écarts aussi faible en éducation prioritaire". Il insiste surlef fait qu'il reste néanmoins "beaucoup de travail" car il manque encore des "choses banales" dans le contexte prioritaire. "Ce n'est par surprenant car il y a un gouffre entre la théorie et la pratique".
Le taux est également élevé chez les moins de trois ans en TPS (très petite section) avec 66% des 1011 élèves en Éducation prioritaire.
Des pistes d'évolution seront annoncées début 2014
Ces assises sont la suite de la demi-journée de concertation dans les réseaux de l'éducation qui s'est tenue en octobre et qui a mobilisé 6.000 personnes. "On divise ensuite 400 personnes en ateliers, puis on remonte la synthèse de tout cela au niveau national, explique Thierry Terret, Il y a un certain appauvrissement de l'information dans ce processus mais sur neuf assises, deux sont dédiées aux DOM. Il y aura forcément des éléments spécifiques à La Réunion". Des pistes d'évolution seront ensuite annoncées début 2014.
Selon François Coux, vice-recteur de Mayotte, " 'est une problématique qui concerne tout le monde. Nous voulons nous inspirer de ce qui a été dit aujourd'hui à La Réunion".
En réponse aux critiques des groupes syndicaux, la CGTR Éduc'action et la FSU ce matin, le recteur a indiqué: "Deux syndicats minoritaires n'ont pas participé aux assises. Mais d'autres étaient présents".



