Assises: Corine Ramouche n'avait aucune chance de s'en sortir

Une atmosphère lourde et pesante était perceptible dans la grande salle de la cour d'assises, où témoins, médecin légiste et officiers de police judiciaire se sont succédés à la barre. Le rapport du médecin légiste est sans appel, Corine Ramouche n'avait aucune chance de s'en sortir, malgré de nombreuses blessures de défense. Elle a été frappée à 5 reprises au niveau de la tête et présentait de nombreux enfoncements crâniens qui lui ont été fatals.
Selon les différents témoignages des voisins, c'était un couple sans histoire qui avait, comme de nombreux ménages, des disputes. La fin du couple était pourtant proche, puisque Corine avait demandé le divorce. Ils avaient décidé de continuer à vivre sous le même toit, même si l'homme était très perturbé depuis leur séparation qui datait d'un an.
Son collègue entend toute la scène au téléphone
Il soupçonnait l'existence d'un homme dans la vie de son ex-femme. Tout a basculé le samedi 28 octobre vers 13h30. Les voisins du dessus et du dessous entendent des hurlements en provenance de l'appartement du couple. Très vite, ils tentent d'ouvrir la porte et appellent la police. Au moment des faits, Corine était au téléphone avec un collègue de travail, celui qui était devenu très proche de la victime. Il va entendre toute la scène au téléphone.
À la barre, il explique qu'il discutait avec Corine quand elle lui a dit : "Il est là". Elle pensait être seule chez elle ce jour-là. Comme il le dit, "elle ne m'aurait jamais appelé si elle avait su qu'il était là". Il connaissait Corine par le travail. Ce n'est qu'au mois de juillet 2017 qu'ils s'étaient beaucoup rapprochés. Pour autant, ils n'étaient pas ensemble, eu égard à la procédure de divorce, mais également en raison de l'état de fragilité psychologique dont J.Y Goblraja présentait depuis leurs problèmes de couple. Il avait déjà tenté 5 fois de mettre fin à ses jours. "J'ai entendu des cris de terreur, Corine n'avait aucune chance", conclut-il.
"Au secours ! Au secours, li va tue a moin !"
Les témoignages font état de cris. "Au secours ! Au secours, li va tue a moin !" pendant quelques minutes et puis d'un seul coup, un calme assourdissant, voire glaçant. La police, qui arrive sur les lieux à peine 5 minutes après l'appel d'une voisine, devra attendre avant que J.Y Gobalraja ouvre la porte de lui-même. Selon une voisine présente à cet instant, il apparaît et lâche : "c'est fini". Dans un éclair de lucidité, il a même appelé les pompiers pour leur dire qu'il venait de tuer sa femme.
J.Y Gobalraja dira simplement en ouverture de procès : "Je reconnais le meurtre, mais je n'avais pas l'intention de la tuer". Le verdict est attendu demain dans la journée. Il risque de finir ses jours en prison pour le meurtre de celle qui était la mère de ses deux enfants.


