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Arrêtés municipaux à Roches Noires et Boucan : La mairie sûre de son bon droit

L'atelier requin de ce mercredi matin en mairie de Saint-Paul n'aurait pas pu imaginer plus mauvais parasitage pour dévier de sa thématique initiale. Mais la réunion se tiendra dans un esprit constructif et sans les coups d'éclats des débuts de 2011 nous dira un représentant d'association de surf. C'est après avoir quitté la salle du conseil municipal de Saint-Paul que les événements se sont précipités. Tout ce petit monde s'est finalement donné rendez-vous, bon gré mal gré, sur l'esplanade des Roches Noires.
Ecrit par zinfos974 – le jeudi 26 janvier 2012 à 07H39

L'explication de texte se jouera finalement au grand air, sur l'esplanade des Roches Noires, plutôt qu'entre les murs du conseil municipal. Après la visite des policiers qui ne verbaliseront pas ceux qui s'étaient mis à l'eau, ce sont les élus de Saint-Paul qui sont venus rappeler aux téméraires le mauvais exemple qu'ils pourraient véhiculer. Dans les esprits des deux associations présentes, l'essentiel est pourtant ailleurs : les efforts municipaux doivent maintenant se concentrer sur la levée des arrêtés interdisant toute activité nautique sur les plans d'eau de Roches Noires et Boucan Canot.

Questionnée sur sa réaction aux attaques contre les deux arrêtés devant le tribunal administratif par un surfeur, la municipalité balaye d'un trait toute levée précipitée: "La mairie a toujours agi selon les règles de droit. Les arrêtés pris de façon partielle sur des plages surveillées (à savoir Roches Noires et Boucan, ndlr) par la mairie concernent des zones déjà couvertes par l'arrêté plus global qui est l'arrêté préfectoral" maintient Emmanuel Séraphin, 13ème adjoint en charge de l'urbanisme mais principal lien entre mairie et surfeurs depuis le coup de froid diplomatique avec Huguette Bello.

Une nouvelle attaque et c'est toute la Réunion qui en prend un coup pour son image

"Notre souci à nous est toujours de protéger l'intégrité des personnes entrant dans l'eau car, lorsqu'un problème survient, c'est toute la Réunion qui est concernée" précise calmement l'élu venu montrer son désaccord évident avec l'attitude symbolique d'une dizaine de surfeurs ayant bravé l'interdit en ce mercredi après-midi.

Sur l'esplanade des Roches Noires, la discussion restera courtoise. Les engagements municipaux de la matinée de munir ce spot en contrats CUI formés à la surveillance sous l'eau et sur le plan d'eau conforte la démarche "pédagogique" entreprise par les membres de Frères de la Côte et Sea Shepherd.

Ces derniers ne manqueront pas de rappeler aux médias et à l'élu qu'ils n'étaient en aucune manière en train d'inciter qui que ce soit à aller surfer alors que l'arrêté prévaut. Mais ils constatent que tous les matins, aux environs de 7h, des surfeurs viennent régulièrement surfer en marron. "Il faut lever l'arrêté" répèteront les trublions "pacifistes". "Pas avant un mois" répondra Emmanuel Séraphin. Le temps pour la mairie de confier à la ligue de surf ces fameux contrats CUI et d'obtenir du fonds national du sport des moyens matériels supplémentaires. Un mois, c'est peu ou prou le délai au bout duquel le TA risque de rendre sa décision.

 

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