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Arme de poing, sabre et matraque : "Uniquement pour faire peur"

Trois individus comparaissaient ce mercredi pour des faits de violences avec armes dans le cadre de la comparution immédiate. Les prévenus ont dû expliquer pourquoi ils étaient en possession d'une arme de poing, d'un sabre et d'une matraque.
Ecrit par Régis Labrousse – le jeudi 23 novembre 2023 à 10H39

Les faits se sont produits au Port, le 19 novembre dernier. La police, appelée d'urgence pour une rixe, anticipe et intervient avec trois patrouilles. À leur arrivée, les forces de l'ordre constatent la présence d'une vingtaine d'individus "assez déterminés et voulant en découdre", selon leurs constatations. Pour autant, dès leur arrivée, tout se passe dans le calme. Ils comprennent rapidement qu'un jeune homme a été menacé par une arme de poing et que son père a reçu une gifle.

Trois individus sont interpellés sans résistance, dont le propriétaire de l'arme qui leur indique l'avoir déposée dans le coffre de sa voiture. C'est d'ailleurs la dégradation du pare-brise de sa voiture qui est à l'origine du conflit. Les deux autres sont interpellés en possession d'une matraque artisanale et d'un sabre. Les policiers constatent que l'arme n'est pas chargée.

Les trois hommes, qui n'ont pas de casier, sont placés en garde à vue puis déférés pour être jugés en comparution immédiate ce mercredi. À la barre, ils expliquent être venus dans l'unique but d'avoir des explications avec les victimes, mais que la situation a dégénéré. Le porteur de l'arme assure que "c'était uniquement pour faire peur". Les deux autres viennent aussi armés d'un sabre et d'une matraque "au cas où". "Le sabre était dissimulé dans son dos", indique le rapport de police. Deux prévenus reconnaissent les faits de détention d'armes, mais réfutent les avoir brandis. Le troisième indique qu'il a braqué le pistolet en direction de la victime, mais ne l'a pas touchée avec. 

Justifiant le passage en comparution immédiate de ces trois personnes sans casier par "une scène avec une arme exhibée sur la voie publique", le parquet dénonce "une appropriation des règles de la société française en allant régler leurs comptes eux-mêmes". La procureure requiert 2 ans de prison dont 1 an de sursis pour le porteur de l'arme de poing avec maintien en détention et 18 mois de prison dont 12 mois de sursis probatoire pour les deux autres. "Il n'y a aucun blessé dans ce dossier. Ce sont trois personnes sans casier judiciaire et ces peines risquent de mettre de l'huile sur le feu. Il y a plus de peur que de mal", s'accordent les avocats de la défense. 

Au final, le tribunal reconnait les trois prévenus coupables. Ils sont condamnés à 18 mois de sursis probatoire pour le porteur du pistolet et 18 mois de prison avec sursis simple pour les deux autres. 

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