Alcoolisé et armé d’un sabre, il s'en prend à un mineur venu défendre sa mère

Des faits de violences sur mineur se sont produits le 1ᵉʳ février dernier à Bras Panon. Un homme de 44 ans s'est battu avec un adolescent et l'a menacé avec un sabre alors qu'il venait défendre sa mère. Alcoolisé au moment des faits, le mis en cause a ensuite été placé en garde à vue.
Ce lundi 3 février, Eddy P. reconnait à la barre du tribunal judiciaire de Saint-Denis, qu'il s'est battu avec la victime âgée de 17 ans. Pour autant, s'il reconnait également avoir brandi un sabre, il réfute avoir blessé l'adolescent. Malgré l'insistance du président qui lui rappelle que le certificat médical de la victime fait état d'une blessure superficielle au front de 6 cm, il assure qu'il n'y est pour rien. "Je ne sais pas comment il s'est fait ça, ce n'est pas moi", insiste le prévenu. Ce jour-là, tout part d'une altercation entre une amie du prévenu et la mère de la victime. L'ambiance se tend au point que les gendarmes interviennent et rapportent une "ambiance très tendue".
Le quadragénaire va chez lui pour récupérer un sabre
L'altercation entre les deux femmes s'est soldée par une bagarre entre Eddy P. et la victime. Voyant que le jeune homme ne se laissait pas faire, le quadragénaire va chez lui pour récupérer un sabre. Il le brandit dans tous les sens et finit par toucher l'adolescent au front. Il faudra l'intervention des voisins pour le désarmer. Ce qu'il conteste fermement à la barre. Au fil de l'audience, il apparait que le fond de cette histoire remonte au moment où la mère de la victime a éconduit le prévenu qui la courtisait. Depuis, alors qu'ils sont voisins, leur relation s'est passablement dégradée, ce que réfute aussi le prévenu.
"Rien ne peut justifier de prendre une arme et de l'agiter"
Face à autant de dénégation, le parquet retient qu'Eddy P. "reconnait avoir été en possession d'un sabre, même s'il ne veut pas en expliquer les raisons". La procureure rappelle qu'ils étaient "tous alcoolisés ce jour-là", fustigeant que "rien ne peut justifier de prendre une arme et de l'agiter". La magistrate note qu'il ne "reconnait pas avoir porté un coup" mais oppose qu'il y a bien "une plaie sur le front de la victime". Elle requiert une peine de 12 mois de prison dont 6 avec sursis, assortie d'un mandat de dépôt pour la partie ferme.
"Les raisons de cette scène de violence sont en effet assez confuses", répond la défense qui note que "personne n'a été entendu du côté de son client". La robe noire rappelle qu'il ne reconnait pas "avoir porté de coup de sabre", et conclut : "Le tribunal va devoir décider si le coup a été porté volontairement ou pas". Elle plaide pour une peine aménagée sans incarcération. Au final, le prévenu est reconnu coupable de l'ensemble des faits et est condamné à la peine de 12 mois de prison intégralement assortie du sursis probatoire. Il lui est fait interdiction d'entrer en contact avec la victime.


