Airbags Takata : le gouvernement demande l’immobilisation immédiate des Citroën C3 et DS3 concernées

Après un nouveau mort lié aux airbags défectueux Takata, le ministre des Transports demande l’arrêt total de circulation pour tous les véhicules rappelés.
Le ministre des Transports Philippe Tabarot a demandé ce mardi 17 juin l’immobilisation immédiate de toutes les Citroën C3 et DS3 concernées par le rappel lié aux airbags défectueux du fabricant Takata. Jusqu’à présent, les propriétaires de ces véhicules étaient simplement invités à faire remplacer les équipements défectueux, sans contrainte d’usage. Le ton change : la consigne désormais est claire – interdiction de circuler tant que les réparations ne sont pas effectuées. Cette demande a déjà été faite à La Réunion en février dernier.
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Cette décision fait suite à un nouveau drame survenu à Reims. Le 11 juin dernier, une mère de famille a perdu la vie dans un accident sur la voie rapide traversant la ville. L’airbag Takata incriminé aurait été à l’origine de blessures fatales. À bord du même véhicule, une adolescente de 14 ans a également été blessée. Il s’agit de la deuxième victime avérée en métropole, après plusieurs cas recensés en Outre-mer.
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Face à la gravité de la situation, Philippe Tabarot a convoqué les dirigeants de Citroën pour leur signifier la nécessité d’un « stop drive » immédiat, a-t-il indiqué à l’AFP, appelant à une réaction rapide et coordonnée du constructeur pour accompagner les propriétaires dans cette phase critique.
Les airbags Takata sont au cœur d’un scandale mondial depuis plus d’une décennie. Le défaut en cause : un dispositif de gonflage susceptible d’exploser en projetant des fragments métalliques. Ce dysfonctionnement a causé plusieurs dizaines de morts à l’échelle mondiale. La France, jusqu’ici relativement épargnée, voit l’alerte se renforcer. « Cet accident pose notamment la question des analyses de risques réalisées par le constructeur », estime le ministère.
Les automobilistes concernés sont invités à consulter en urgence les plateformes officielles ou leur concessionnaire pour vérifier si leur véhicule est inclus dans le rappel, et ne doivent plus prendre le volant en attendant la prise en charge.
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