Air Caraïbes et French bee dénoncent l'augmentation de la taxe sur les billets d'avion

Air Caraïbes et French bee, deux acteurs du transport aérien reliant la France métropolitaine aux départements et régions d’outre-mer (DROM), montent au créneau contre la hausse prévue de la taxe de solidarité sur les billets d’avion, aussi appelée "taxe Chirac". La mesure, qui pourrait tripler, représente une menace directe pour leur compétitivité. Selon les compagnies, elle accentuerait les inégalités et réduirait l’accessibilité du transport aérien, un service essentiel pour les populations ultramarines.
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Air Caraïbes, qui assure la continuité territoriale avec la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane, alerte sur l’impact de cette augmentation sur les prix des billets, déjà jugés élevés. La compagnie souligne que cette surcharge fiscale risquerait de fragiliser encore davantage les liaisons vitales entre les territoires ultramarins et la France métropolitaine.
Un manque de concertation de la part de l'État
Du côté de French bee, acteur du low-cost long-courrier, cette surtaxation mettrait à mal son modèle économique, qui repose sur des tarifs ultra-compétitifs pour des destinations comme les États-Unis ou La Réunion. La compagnie, qui a fait de l'accessibilité sa priorité, pourrait voir son attractivité diminuer, au détriment des voyageurs.
Les deux compagnies dénoncent un manque de concertation de la part de l'État, alors même qu'elles ont modernisé leurs flottes pour réduire leur empreinte carbone de 30%. Elles appellent le gouvernement à reconsidérer cette décision afin de préserver à la fois la compétitivité du secteur aérien français et l’accès au transport pour les ultramarins et les voyageurs internationaux.


