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Hausse de la taxe sur les billets d’avion : la Région Réunion exprime son inquiétude

La Région Réunion exprime sa "vive inquiétude" face à l'annonce du gouvernement concernant une augmentation significative de la taxe de solidarité sur les billets d'avion, dans le cadre du projet de loi de finances 2025. Cette mesure, selon la collectivité, pourrait tripler le montant actuel de cette taxe, le faisant passer de 460 millions d’euros à un milliard d’euros par an.
Ecrit par N.P. – le jeudi 3 octobre 2024 à 16H56
Photo d'archives Pierre Marchal

Selon les informations dont elle dispose, la Région craint que la hausse de la taxe n'affecte directement le prix des billets d’avion entre La Réunion et la France hexagonale. Pour les vols en classe économique, la taxe passerait de 7,51 euros à 60 euros, un bond spectaculaire qui ne manquerait pas de pénaliser les voyageurs réunionnais. "L’imposition de l’augmentation de cette taxe sur les lignes outre-mer / France continentale, porte directement atteinte aux conditions de circulation des citoyens ultramarins sur le territoire de la République alors qu’il n’existe pas d’autre moyens de déplacement que l’avion entre ces territoires et le continent", avertit la Région.

Des conséquences sur la continuité territoriale

 

La collectivité rappelle l’importance du principe de continuité territoriale, souvent mis en avant, mais fragilisé par cette nouvelle mesure. En l’absence d’alternatives de transport entre les territoires ultramarins et la France continentale, la hausse de cette taxe de solidarité sur les billets d'avion aggraverait les inégalités sociales et territoriales, mais aussi les difficultés rencontrées par les compagnies aériennes, assure la collectivité régionale.

Elle voit dans cette taxe un obstacle supplémentaire au désenclavement des Outre-mer, "condition essentielle de leur développement économique et touristique".

Une demande d’exemption pour les territoires ultramarins

 

La Région Réunion appelle ainsi le gouvernement à revoir sa position et à prendre en compte la spécificité des territoires ultramarins. Elle se réfère à la position de la Conférence des Présidents des Régions ultrapériphériques (Espagne, France, Portugal), demandant une exemption pour les liaisons entre la France hexagonale et les territoires d’outre-mer.

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