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Air Austral : Marie-Joseph Malé éjecté sans parachute doré

Il est de tradition dans les grosses sociétés que les dirigeants mandataires sociaux, qui ne bénéficient pas de l'ASSEDIC, négocient un "parachute doré" sous la forme d'une grosse somme d'argent qui leur est versée au moment de leur départ.<br />Bien naturellement, Marie-Joseph Malé a essayé de négocier des indemnités au moment de quitter Air Austral.<br />La Région s'est montrée intraitable.
Ecrit par Pierrot Dupuy – le jeudi 16 juin 2022 à 09H00

Les cadres dirigeants des entreprises sont ce qu'on appelle des mandataires sociaux. Ce statut se caractérise principalement par deux originalités : ils sont révocables à merci par leur conseil d'administration, c'est-à-dire sans qu'il soit besoin d'une faute grave comme pour un salarié, et ils peuvent percevoir sous certaines conditions une indemnisation financière pour compenser le fait qu'ils n'aient pas droit aux ASSEDIC.

La condition principale est qu'il s'agit dans le jargon juridique d'une clause contractuelle, c'est-à-dire qu'elle doit être incluse au contrat de travail du dirigeant.

Problème dans le cas de Marie-Joseph Malé : si cette clause avait bien été négociée à plusieurs reprises du temps de Didier Robert, lequel n'était d'ailleurs pas opposé sur le principe d'une indemnité comprise entre 12 et 24 mois de salaire, cette clause n'a jamais été retranscrite officiellement dans le contrat de travail du PDG.

Dès lors, la Région a eu beau jeu de se montrer intraitable, appliquant le droit à la lettre et prenant sans doute en considération le salaire de patron de start-up américaine que s'est touché le PDG pendant son activité dans la compagnie aérienne.

C'est donc sans un sou supplémentaire que Marie-Joseph Malé quitte Air Austral.

Contactée, la Région n’a pas souhaité faire de commentaire particulier.
 

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