Economie

Entretien - Le ciel de la SAPHIR s'éclaircit avec la vente d'eau brute aux fermiers, plus lucrative et régulière

110 techniciens de la SAPHIR veillent à la bonne distribution de l’eau brute vers 16.000 hectares de terres agricoles à La Réunion, principalement dans le sud de l'île, son coeur historique. Malgré son nom, la Société d’Aménagement de Périmètres Hydroagricoles de l’Ile de La Réunion se déporte petit à petit sur le terrain de la distribution de l’eau brute aux fermiers ensuite transformée en eau potable à destination des populations. Une manne bien plus rentable et plus régulière que la vente d'eau brute aux agriculteurs. La société d’économie mixte n’est-elle pas en train de dévier de sa mission initiale ? Son directeur Philippe Lorion a répondu à toutes nos questions en transparence, tout d'abord en reconnaissant que la vente d'eau brute aux fermiers était plus profitable que la vente d'eau brute aux agriculteurs, et même au point de reconnaître quelques largesses sur l'utilisation des équipements mis à disposition par le Conseil départemental.

La SAPHIR, au service des agriculteurs ou à la recherche des contrats plus rentables ?

Émanation historique du Conseil départemental en matière d’irrigation des terres agricoles, la société d’économie mixte SAPHIR ne dévie-t-elle pas de sa mission au fil des années ? De son cœur de métier, la société se déporte petit à petit vers une activité plus lucrative : la vente d’eau brute aux intercommunalités. Une orientation commerciale que ne dissimule même pas la direction de la SAPHIR.

Le BQP échappe à l’inflation

Le BQP+ ne verra pas le nombre de produits doubler comme l’avait annoncé le ministre en juillet. Les négociations ont été difficiles avec les industriels, l’Etat a finalement obtenu le maintien des prix malgré l’inflation de près de 4%.

Jean-Michel Moutama : "L’État ne peut pas renier sa signature"

Dans une tribune libre, le président de la CGPER demande à l’État de respecter ses engagements concernant l’aide supplémentaire de 14 millions d’euros accordée aux planteurs. Selon Jean-Michel Moutama, un changement concernant les règles d’attributions va pénaliser 90% des agriculteurs concernés par cette aide.

Cannes : Florent Thibault, président du CTICS, veut "rétablir la vérité"

Suite aux remous au sein du Centre Technique Interprofessionnel de la Canne et du Sucre, le président réagit. "Le CTICS n’est pas l’organisme dans lequel doivent s’exprimer des positionnements de politique syndicale. L’instance de gouvernance politique et économique de la filière est le CPCS", exprime Florent Thibault.

Les prix des produits frais repartent à la hausse à La Réunion

Selon l'Insee, les prix ont augmenté de manière générale de 3,9% sur les 12 derniers mois. Cependant, les hausses semblent amorcer une légère décrue, avec une baisse de 1,1% sur le mois de septembre. Parmi les hausses notables, les prix des produits frais augmentent de 2,3% après 4 mois de forte baisse. Sur un an, ces produits ont vu leurs prix grimper de 13,9%.