Accusés de rébellion : Deux membres du QG Zazalé fixés sur leur sort le 7 décembre prochain

C’est au son du maloya que le QG Zazalé et leurs soutiens ont répondu à la convocation de la justice. La septième fois en moins d’un an, s’étonnent-ils. Le collectif ne compte pas de leader mais certains sont plus stigmatisés que d’autres, pointent-ils également.
Ce mardi, Xavier, pour la troisième fois, et Félix, pour la deuxième fois, après l’affaire Manapany et de la vente des tisanes, comparaissent pour des faits de rébellion. [Les accusations d'organisation d’une manifestation non déclarée anti-masque du 10 février dernier et de vol d’un carnet d’un policier]urlblank:https://www.zinfos974.com/St-Pierre-Deux-membres-des-Zazales-places-en-garde-a-vue_a171574.html qui pesaient sur Xavier ont finalement été abandonnées.
Ainsi, ce samedi 17 juillet, la deuxième manifestation à Saint-Pierre contre le pass sanitaire se termine de manière pacifique. Mais alors que tous redescendent vers leur véhicule, la tension monte quand les manifestants aperçoivent des policiers dresser des contraventions. Parmi les manifestants, Xavier et Félix, membres actifs du QG Zazalé, qui scandent leur slogan "Toush un, toush toute".
Les versions des deux policiers diffèrent mais l’un deux constitué partie civile maintient que Felix l’a d’abord poussé avec son torse puis Xavier dans un second temps. 2 jours d’ITT psychologiques ont été délivrées au policier.
Les deux prévenus nient les violences. "On est accusé de dire qu’on est pas d’accord", s’est étonné Félix qui dénonce "un procès politique" lors d’un point presse organisé ce lundi. Le QG Zazalé a également interrogé et déploré le traitement judiciaire qui leur est réservé alors que le mouvement souhaite "mettre en avant le réseau de solidarité, dénoncer les injustices, valoriser la culture, le patrimoine…". Pour Xavier, "les Zazalé dérangent parce qu’on a un impact sur la conscientisation des Réunionnais".
Pour le ministère public, la lecture du dossier est évidemment différente. Il requiert à l’encontre de Félix et Xavier 3 mois ferme et la révocation d’un précédent sursis. Le parquet demande également l’interdiction de manifester et l’interdiction de contact entre les deux prévenus durant un an avant de demander de requalifier les faits en violence sur personne dépositaire de l’autorité publique.
Des réquisitions qui ne collent pas à la réalité du dossier, plaident les conseils Chantale Laguerre et la bâtonnière Séverine Ferrante. Les conditions de garde à vue "déplorables" durant 40 heures, des versions différentes des deux policiers sans autres éléments au dossier les amènent ainsi à plaider la relaxe.
Le délibéré est attendu pour le 7 décembre prochain.


