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Accident de Jean-Hugues Ratenon : Le député parle de machination

L’accident qu’il a eu il y a une semaine alors qu’il conduisait fait-il l’objet d’une machination politique pour l’éliminer et nuire au groupe politique des Insoumis ? Le député Jean-Hugues Ratenon avance cette version pour expliquer l’emballement de ces derniers jours.
Ecrit par S.Irlepenne - L.Grondin – le dimanche 1 septembre 2024 à 12H58

Jean-Hugues Ratenon est revenu de façon très détaillée ce dimanche sur le malaise qu’il a eu il y a une semaine et qui a généré un accident sur la quatre voies de Sainte-Suzanne. Après avoir décrit l’état d’inconscience dans lequel il était plongé jusqu’à l’hôpital, il a tenu à répondre sur le volet qui lui vaut une convocation judiciaire en janvier prochain. Pour lui, il s’agit ni plus ni moins d’une machination.

Après avoir subi les examens de routine au CHU Bellepierre en pleine nuit de vendredi à samedi, Jean-Hugues Ratenon dit avoir eu l’aval du médecin et des gendarmes pour quitter les lieux. « Dehors je vois les gendarmes mais pourquoi ils ne viennent pas me voir et me dire, si je suis conscient, de souffler dans le ballon, j'aurais dit ‘oui’. Et je sais que le refus est plus grave que l'acceptation en termes de sanctions. Ils pouvaient me dire si on fait un test salivaire ou sanguin, pourquoi ils ne l'ont pas fait ? Et ils acceptent que je parte », raconte-t-il minute après minute les suites de ce passage aux urgences.

Le lendemain, le député a au téléphone la conductrice qui l’a percuté ainsi qu’un gendarme. « C’est là que je prends conscience de l'accident », dit-il en visionnant les photos du choc. « La dame me dit que j'étais arrêté les feux éteints et qu'elle n'a pas pu m'éviter ». En assumant d’emblée « être à l'origine de l'accident », le député admet qu’il n’aurait pas dû prendre le volant. « Mais je ne voulais déranger personne », dit celui qui n’a jamais voulu prendre un chauffeur malgré ses fonctions politiques sur la 5ème circonscription.

Alors que Jean-Hugues Ratenon pense cette mésaventure derrière lui, il découvre avec stupeur la version donnée dans le Canard enchaîné. « Là on dit : ‘il a refusé en faisant valoir son immunité parlementaire’. Comment je pouvais faire ça ? J'étais complètement inconscient ! », rappelle-t-il l’état dans lequel il était plongé, comme dans une « boule blanche avec de la lumière ».

Aussi, déplore le député LFI, « tous les témoignages qui confirment que je ne sentais pas l'alcool n'ont pas été pris en compte ».

Sur cet aspect, une différence de versions persiste. A ses côtés ce dimanche, son collaborateur Jérémy Vidot confirme que le rapport médical décrit le patient Ratenon comme quelqu'un qui ne titube pas et parle de manière cohérente.

Une volonté politique de nuire à LFI

« Comment se fait-il que les gendarmes disent que j'avais du mal à m'exprimer, que j’étais complètement saoul alors que le médecin confirme dans son rapport que je ne titubais pas, que je m'exprimais clairement et étais très cohérent. Comment quelqu'un peut passer d'un tel état en un temps record ? », fait-il valoir cette incohérence.

A la lecture des premières pièces du dossier, son avocat Me Erik Hesler parle de « nombreuses contradictions et des pressions menées sur des témoins. Il n'y a pas de dépôt de plainte, pas de blessés. On a donné une importance démesurée à cette affaire. M. Ratenon doit être traité comme n'importe quel citoyen. On lui reproche quatre infractions mais selon moi il y en a deux qui sont incompatibles ». Rappelons que son client est renvoyé devant le tribunal correctionnel le 28 janvier 2025.

Et le député, aidé de son collègue Insoumis Perceval Gaillard d’en arriver à la conclusion qu’il s’agit d’une affaire montée pour déstabiliser leur parti politique.

« Pourquoi les gendarmes arrivent après ? Selon moi, l'ordre est donné d'aller au CHU et c'est là que commence la machination. On parle 'd'état d'ivresse manifeste'. Cela veut dire sans prise de sang que le gendarme constate et c'est sa parole... Mais que dit le rapport du médecin ? », en appelle-t-il toujours à se fier d'abord au rapport du médecin pour prouver sa bonne foi.

« Au moment de mon audition à la gendarmerie de Sainte-Anne, j'ai compris ce qui se tramait. (…) Je n'ai jamais été accusé dans une affaire de corruption, de gaspillages publics. Ces politiques ripoux qui veulent m'atteindre, utiliser un malaise pour tenter de m'éliminer, cela va se retourner contre vous ! », lance-t-il à ses ennemis de l’ombre.

Accident de Jean-Hugues Ratenon : Le député a vu la « lumière blanche »

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