À La Réunion, Kaïs et Inaya dominent le palmarès des prénoms en 2024

Les données publiées cette semaine sur les prénoms attribués en France en 2024 confirment des tendances bien distinctes entre l’Hexagone et La Réunion. Sur l’île, Kaïs, Inaya et Kayden arrivent en tête, loin des Gabriel et Louise qui règnent encore sur la métropole.
Les prénoms sont bien plus que des étiquettes administratives : ils racontent l’histoire d’une époque, les aspirations d’une génération, les influences culturelles ou même les effets de mode. L’Insee a publié ce 9 juillet la liste des prénoms les plus donnés en 2024. Et à La Réunion, le palmarès tranche avec celui de l'Hexagone.
À La Réunion, on aime l'originalité des prénoms
À La Réunion, c’est Kaïs qui s’impose chez les garçons avec 70 naissances enregistrées, suivi de Kayden, Ayden et Gabriel, ce dernier étant l’un des rares prénoms à dominer à la fois localement et nationalement. Chez les filles, Inaya mène largement le classement avec 60 naissances, devant Jade, Marie, Ambre et Iris. Des choix qui révèlent une préférence marquée sur l’île pour les sonorités douces, modernes, souvent empruntées à des cultures variées.
Gabriel et Louise pour l'Hexagone
À l’échelle nationale, Gabriel reste, une fois encore, le prénom masculin le plus populaire, et Louise celui qui séduit le plus chez les filles. Des prénoms comme Jade, Léon, Noah, Alice ou encore Adam figurent également dans le haut du classement en métropole. La stabilité de ces prénoms d’une année sur l’autre montre l’ancrage d’un certain style classique ou rétro remis au goût du jour.


La Réunion, en revanche, continue de dessiner une trajectoire propre. On y perçoit un attachement à l’originalité, à la mixité linguistique, et une influence croissante de la culture internationale. Des prénoms comme Kayden ou Inaya, moins dominants au niveau national, y trouvent un écho particulier, reflet d’une jeunesse réunionnaise connectée au monde, mais aussi portée par des références culturelles qui lui sont propres.
Et comme chaque année, ces listes reflètent aussi des disparitions progressives : Pascal, Martine, Roger ou Chantal, prénoms phares des années 1950-1970, poursuivent leur lent effacement des registres de naissance. À l’inverse, certains prénoms reviennent à la mode, comme Léon, qui connaît une percée remarquée ces dernières années, notamment depuis sa mise en lumière médiatique.
Derrière les chiffres, les prénoms sont aussi des marqueurs sociaux, culturels, voire générationnels. Et à La Réunion comme ailleurs, ils continuent de dire beaucoup sur notre manière de penser le monde… dès la naissance.


