A la Nordev, Najat Vallaud-Belkacem défend l'action du gouvernement

Son discours ne devait durer que vingt minutes, mais il a finalement duré près d'une heure. Devant une salle comble réunissant élus, chefs d'entreprises, étudiants, ou encore simples citoyens, Najat Vallaud-Belkacem a défendu sans vergogne le politique du gouvernement Ayrault, au parc des Expositions de Saint-Denis.
"Un éveil à la liberté et à la dignité de l'homme"
Un discours sans surprises et plein d'empathie pour la Réunion. Elle a commencé son discours en citant François Mitterrand : "Il avait eu ces mots sur la culture réunionnaise : c'est un éveil à la liberté et à la dignité de l'homme. J'ai ressenti ça aussi", a-t-elle expliqué.
Concédant que sa visite de 48 heures était "trop courte", elle a avoué avoir "beaucoup appris sur la Réunion. La Réunion est très attendue par la République pas seulement comme une partie du territoire républicain". La Réunion, "c’est aussi une partie de son âme qui lui donne beaucoup de sens", a-t-elle ajouté.
Sur le fond, que retenir de ce discours ? Najat Vallaud Belkacem a défendu l'action du gouvernement à la Réunion, en rappelant que le budget du ministère des Outres-mers était un des seuls à avoir augmenter et revenant assez longuement sur les emplois d'avenir et sur les contrats aidés.
100 emplois d'avenir signés à ce jour
Selon elle, ces contrats sont des "solutions mobilisables pour le court terme et en même temps un tremplin pour un accès durable dans l'emploi", selon elle. "Aujourd'hui 100 emplois d'avenir ont été signés et plus de 500 en cours d'instruction", à la Réunion. Elle souhaite que ce "dispositif continue à monter en puissance" et appelle "les employeurs", collectivités et associations, "à prendre leur responsabilité". Rappelons que la Réunion est dôtée de 5.000 emplois d'avenir pour l'année 2013.
Au sujet des contrats aidés, elle a rappelé que le gouvernement souhaite progressivement "rapprocher la durée de ces contrats à 12 mois", bien que les maires de la Réunion ont demandé à revenir sur des contrats de six mois. "L'objectif, c'est l'insertion durable dans l'emploi. Il faut que les jeunes puissent ressortir avec des perspectives. Nous ne sommes pas là pour faire du chiffre à court terme", a-t-elle martelé.
Le bouclier-qualité-prix, "une étape importante, même si ça ne résoudra pas tout"
Elle a ensuite défendu différentes mesures phares du gouvernement comme les contrats de génération ou encore sur la garantie jeune. Elle a défendu également la loi sur la vie chère. "Cette loi a déjà permis le plafonnement des frais bancaires. Dans les jours qui viennent les préfets vont pouvoir clore les négociations sur le bouclier qualité prix, qui aboutira à la modération des prix d'une centaine de produits. C'est une étape importante, même si ça ne résoudra pas tout", a-t-elle souligné.
Enfin, elle a eu une pensée pour Anne-Marie Collomp, la femme de l'otage Francis Collomp. "Nous sommes à ses côtés (Anne Marie Collomp) dans l'épreuve qu'elle traverse", a-t-elle assuré, confirmant l'arrivée du directeur du centre de crise du ministère des Affaires étrangères, Dominique Le Bret qui lui apportera "les dernières informations dont dispose le gouvernement".
Najat Vallaud-Belkacem a ensuite pris part à une séance de questions-réponses. Beaucoup de jeunes ont pris la parole, et la ministre a tenté de répondre aux problématiques posées, la plupart du temps sur le chômage et la jeunesse.


