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Les horodateurs indésirables à Saint-Gilles

Le temps n'aura pas fait son oeuvre. Neuf mois après une première réunion publique sous le chapiteau du marché de Saint-Gilles, les commerçants et riverains de la zone balnéaire défendent coûte que coûte la pose d'horodateurs d'ici fin 2012 sous leurs fenêtres.
Ecrit par zinfos974 – le samedi 7 juillet 2012 à 18H19

"L'intitulé de l'invitation de la mairie dit tout" explique Patricia Lamarque, représentante du collectif des commerçants saint-gillois. Cette dernière aurait préféré y voir marquer la mention de "réunion de travail", c'est bien à une simple "réunion d'information" à laquelle les riverains et commerçants étaient conviés. "Tout est joué d'avance" affirme-t-elle. Il est bien mentionné que nous sommes "invités à prendre connaissance du projet avant de passer à la phase opérationnelle" explique-t-elle. Sa cible : ce qu'elle juge comme le passage en force de la mairie qui projette de faire poser des horodateurs en centre ville de Saint-Gilles, en bas des immeubles notamment. "Comment allons nous faire ? Nous garer à des kilomètres de notre domicile ?"

En octobre dernier déjà, les échanges avaient été heurtés. Une soixantaine de personnes avait fait le déplacement, sans doute un peu moins hier après-midi. "Etonnant que le dossier sorte comme par hasard quelques jours après les élections, comme si on n'avait pas voulu faire de vague avant. Et faire cette réunion un 6 juillet, moment où pas mal de monde est déjà parti en vacances…", c'est limite. Bref, au-delà de la forme, le fond a lui aussi du mal à passer.

Saint-Gilles : la tirelire idéale ?

"Je suis résidente sans parking privatif et je me vois mal aller mettre des pièces chaque heure en bas de mon immeuble" explique Patricia Lamarque. "La mairie nous refuse même la possibilité de macarons spéciaux pour les riverains. Nous ne sommes pas contre le fait de contribuer par exemple à un forfait comme 70 euros à l'année" explique-t-elle, comme preuve de sa bonne volonté à aboutir à un compromis. Simplement, le sentiment qui ressort est bien celui de prendre les saint-gillois comme les vaches à lait des recettes municipales. "Faisons de Saint-Gilles une commune à part entière ! On est capable de nous gérer nous même" ironise-t-elle.

Selon la représentante de ce collectif, "80% des commerçants sont contre la pose d'horodateurs". Face à cette fronde, la mairie explique qu'elle y voit un moyen idéal de lutter contre les voitures ventouse, un argument qui se tient à première vue. Les cibles idéales sont ces plagistes qui viennent profiter des Roches noires toute proche en journée.

Comme en octobre dernier, Emmanuel Séraphin et Jean-Claude Melin, tous deux adjoints, ont conforté les résidents et professionnels du coin que leur volonté n'était pas de faire du chiffre. Bien au contraire, l'installation et la maintenance de ces machines à sous coûteraient plus cher à l'usage. Un argument qui a évidemment du mal à convaincre. Cette réunion était vraisemblablement la dernière avant la pose des machines indésirables programmée pour fin 2012 ou début 2013. Pas sûr que les commerçants ne se fassent pas entendre d'ici là.

 

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