Combattre la spéculation agricole pour garantir le droit à l'alimentation.
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C’est un enjeu majeur de nos politiques qui s’évertuent à maintenir une activité non rentable à coup de subventions qui ne nous mènent à rien, à part à aller dans le sens des lobbies du secteur sucrier.
Il nous faut arrêter de concurrencer des pays producteurs à faible coût de main-d’oeuvre qui produisent eux sans ces aides.
Le temps est venu de réfléchir à une réorganisation de la filière canne, répondre aux défis alimentaires et environnementaux de demain, la future PAC qui se décidera en Europe en 2014, mais qui se négocie en ce moment même entres les lobbies sucriers et les députés européens, doit viser la performance économique durable de toute la chaîne alimentaire réunionnaises.
En Europe, le débat sur la politique agricole post 2013 s’inscrit dans un contexte de flambée des prix des matières premières, de scandales alimentaires qui se multiplient dans les chaînes alimentaires industrielles, d’émeutes de la faim, ici et ailleurs, qui nous ont rappelé avec brutalité que la sécurité de l’approvisionnement alimentaire n’est jamais acquise.
Face aux enjeux du XXIe siècle : produire une alimentation de qualité pour 9 milliards d’habitants, nous devons partout dans le monde, défendre des politiques agricoles capables de préserver durablement la production.
Nos débats, nos échanges avec les différentes parties prenantes, doivent nous permettre d’identifier des leviers pour renforcer l’efficacité et la lisibilité de la PAC pour nous ici à la Réunion.
Réguler les marchés par une politique publique de type assurer l’indépendance et la sécurité alimentaire de la Réunion,
Nous savons qu’un accroissement modéré de l’offre fera chuter les prix.
Favoriser les circuits courts
Au coeur des réflexions du Grenelle de l’environnement, les circuits courts ont fait l’objet d’un plan d’actions du ministère de l’Agriculture en 2009 pour contribuer au développement d’une production durable et d’une consommation responsable sur les territoires.
Ils se définissent comme des modes de commercialisation des produits agricoles qui s'exercent soit par la vente directe du producteur au consommateur soit par la vente indirecte, à condition qu'il n'y ait qu'un seul intermédiaire (cf. dossier revue Chambres d’Agriculture, n°991).
Répondant à une demande croissante des consommateurs, à la recherche de produits authentiques, de saisonnalité, de proximité, ils peuvent permettre aux agriculteurs une meilleure valorisation de leur production et un renforcement du lien urbain-rural.
Facilitant une « gouvernance alimentaire » par une mobilisation des acteurs : producteurs, artisans, commerçants, restaurateurs, collectivités locales et consommateurs, ils contribuent au dynamisme des territoires.
Une nouvelle réforme de la PAC aura lieu en 2013, alors même que les évolutions des espaces ruraux européens, comme des grandes données mondiales sont porteuses de changements structurels considérables. Des aides seront allouées sur la base d’engagements volontaires des agriculteurs pour une durée d’au moins 5 ans.
Malgré tout, nous savons que la PAC est devenue un mécanisme distributif de plus en plus complexe et de moins en moins légitime, critiqué sur le plan économique, social, environnemental et territorial.
A nos politiques de travailler ensemble, afin que la prochaine PAC nous soit véritablement favorable au niveau local.
Sources :
http://www.chambres-agriculture.fr/fileadmin/user_upload/thematiques/Tout_PAC_2013/DossierRevue992PAC.pdf
http://www.scribd.com/luca_piccin/d/79312107-L-agriculture-patrimoniale-a-l-ile-de-La-Reunion-2011


