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Le mouvement "populaire spontané" du Chaudron exprime un "ras le bol général""

Les quelques dizaines de citoyens "Chaudronnais", toutes classes confondues, qui ont bloqué le rond-point du Chaudron le week-end dernier veulent, à travers leurs actions de blocages pacifiques et symboliques, interpeller la masse populaire face à la vie chère. Mais pas seulement. Ils se disent apolitiques et manifestent un "ras le bol général" de la société économique qui privilégie les "gros zozos".
Ecrit par zinfos974 – le lundi 20 février 2012 à 11H17

"Nou lé ni de droite, ni de gauche. Et sûrement pas du PCR ke i don' a mwin la gratel...".  Frédéric Maillot, connu pour être le porte-parole du collectif RSKP (Réyoné soubat kont profitèr), s'engage aujourd'hui dans un mouvement qu'il désigne comme "populaire". Les blocages au rond-point du Chaudron qui ont débuté vendredi dernier manifestent un "ras le bol général" de la société réunionnaise en crise, notamment face à la vie chère. Un mouvement "spontané", selon le porte-parole, qui assure ne pas être en lien avec les autres blocages qui se produisent dans l'île.

Le mouvement populaire du Chaudron ne rassemble pas plus d'une cinquantaine de personnes pour le moment. Il prépare ses actions "pacifiques" dans l'espoir d'interpeller la masse. Ce "ras le bol général" ne concerne pas seulement la vie chère mais exprimerait aussi une lassitude de toutes les classes sociales face aux abus des acteurs économiques de l'île. "Il y avait des gens de toutes classes et aussi des fonctionnaires qui faisaient partis de notre mouvement de blocages ce week-end. Nou vé war desend dan semin le bon vizaj kom Caillé ek Chateauvieux. Le bon' vizaj ke i contribu à not mizèr", assure Frédéric Maillot.

"Arèt fé kroir ke nou lé fèb"

C'est toute la population que le mouvement de protestation veut interpeller. "Nou pens ke su lé 800 000 zabitans, la plupar na ra le bol mé i oz pa dsen dan semin. La nou réfléchi po savoir komen ajir de manièr stratéjik. Sé in komba, lé kom si nou lé en guèr. Sé in guèr su le térin mé osi in guèr psychologik", indique Frédéric Maillot sur un ton déterminé. "I fo ke nou lé solidèr é arèt fé kroir ke nou lé fèb", insiste celui qui veut casser l'image d'un Réunionnais pas solidaire.

Ces "Chaudronnais", qui ne veulent pas être confondus avec d'autres mouvements comme les "Indignés", se rencontrent plusieurs fois dans la semaine afin de réfléchir comment mettre en évidence la mécanique de "profits abusifs" pratiqués par "les gros zozos". "I fo pa selmen ke nou cri ou bien ke nou bloc. Nou ve pu met a nou en position de fébles. Nou ésaye ek not group de voir komen le bon' gro patron i fé zot grosses marges. Nou èmeré voir dan semin ek nou le bon' vizaj ki contribu à not mizèr".

 

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