Grève reconduite à la cuisine centrale de Saint-Benoît, les agents reçoivent le soutien de Patrice Selly

Débutée mercredi 9 septembre à la cuisine centrale du lycée Jean-Claude Fruteau de Saint-Benoît, la grève se poursuit. Dans un communiqué, la FSU demande à la Région d’ouvrir de “véritables négociations” sur la reconnaissance et la rémunération des agents. Les grévistes ont par ailleurs reçu, ce jeudi matin 10 septembre, le soutien du maire de Saint-Benoît, Patrice Selly.
Le mouvement se poursuit à la cuisine centrale du lycée Jean-Claude Fruteau. Débutée mercredi 9 septembre, la grève des agents sera reconduite demain, vendredi 11 septembre, annonce la FSU Territoriale dans un nouveau communiqué.
Après les avancées obtenues ces derniers jours sur les moyens humains et matériels, le conflit se concentre désormais sur la reconnaissance professionnelle et financière des agents.
Pour rappel, la FSU réclame une revalorisation du régime indemnitaire et une meilleure prise en compte des “spécificités de leurs fonctions, leurs responsabilités, leurs contraintes et leur professionnalisme”.
La FSU réfute toute “prise en otage” des élèves
Dans son communiqué, le syndicat revient également sur les critiques formulées autour des conséquences de la mobilisation pour les élèves.
La FSU dit refuser que le mouvement soit présenté sous l’angle d’une “prise en otage” du service aux élèves, en réponse à “certains représentants administratifs de la Région”.
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Pour le syndicat, “les agents n’ont pas choisi la grève par facilité. Ils exercent un droit constitutionnel, après plusieurs années au cours desquelles leurs revendications et leurs demandes de reconnaissance professionnelle n’ont pas trouvé de réponse satisfaisante”.
“La qualité du service public rendu aux élèves est indissociable des conditions de travail et de la reconnaissance des agents qui l’assurent”, défend le syndicat.
“Ouvrir sans délai une véritable négociation”
La FSU estime que les discussions autour du régime indemnitaire n’ont pas suffisamment avancé. Selon le syndicat, le travail mené avec les services de la Région sur le RIFSEEP est achevé depuis deux ans, mais les agents “attendent toujours la mise en œuvre concrète des propositions discutées dans ce cadre”. La FSU réclame aussi davantage de transparence sur les critères d’attribution individuelle des primes.
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Le syndicat hausse donc le ton et demande à la collectivité de “sortir d’une logique de communication et d’ouvrir sans délai une véritable négociation”.
Le soutien de Patrice Selly
Les agents mobilisés ont par ailleurs reçu, ce jeudi matin 10 septembre, le soutien de Patrice Selly, maire de Saint-Benoît, venu à leur rencontre.
Le syndicat appelle les responsables politiques “qui se revendiquent attachés à la défense du pouvoir d’achat et à la reconnaissance des travailleurs à prendre position et à soutenir les agents mobilisés”.


