Grève à la cuisine centrale de Saint-Benoît : la Région répond à la FSU

À la veille du mouvement de grève annoncé à la cuisine centrale du lycée Jean-Claude Fruteau de Saint-Benoît, la Région Réunion répond aux revendications portées par la FSU. Effectifs, NBI, régime indemnitaire, conditions de travail et moyens matériels : la collectivité affirme que plusieurs mesures ont déjà été prises et conteste avoir ignoré les préoccupations des agents.
Après le communiqué de la FSU annonçant un mouvement de grève des agents de la cuisine centrale du lycée Jean-Claude Fruteau à Saint-Benoît à partir de mercredi 9 septembre, la Région Réunion réagit.
Pour rappel, le syndicat a notamment dénoncé un manque de moyens humains et matériels et réclamé le remplacement immédiat des agents en arrêt maladie, la reconnaissance de la pénibilité, une revalorisation du régime indemnitaire ainsi que l'attribution de la Nouvelle Bonification Indiciaire (NBI).
La FSU s'était également montrée particulièrement critique sur le dialogue avec la collectivité, estimant que les agents étaient reçus mais "insuffisamment entendus".
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La Région conteste cette lecture de la situation. “Contrairement à certaines affirmations contenues dans ce communiqué, la Région Réunion n'a jamais ignoré les préoccupations exprimées par les agents”, répond la collectivité.
Elle assure qu'un “travail important” a déjà été mené et que plusieurs rencontres ont permis d'aborder les revendications concernant les effectifs, les équipements, les conditions de travail et le régime indemnitaire.
Quatre agents affectés en remplacement
Sur la question des effectifs, l'une des principales revendications de la FSU, qui réclame davantage de moyens humains ainsi que le remplacement immédiat des agents absents pour maladie, la Région annonce des renforts.
Selon la collectivité, deux postes en remplacement ont déjà été affectés ce lundi 7 septembre et deux autres doivent l'être d'ici la fin de la semaine. À l'issue de ces affectations, “le strict remplacement des postes vacants sera alors effectif”, assure la Région.
Pas de NBI mais la piste du RIFSEEP
Concernant la demande d'attribution de la Nouvelle Bonification Indiciaire (NBI), la Région oppose en revanche une réponse négative.
La collectivité indique que les agents concernés “ne remplissent pas les conditions réglementaires permettant de bénéficier de la Nouvelle Bonification Indiciaire (NBI)”. Elle rappelle que l'attribution d'indemnités complémentaires doit respecter le cadre applicable à la fonction publique territoriale, mais aussi un principe d'équité entre les agents.
Une autre piste est toutefois avancée. La Région indique étudier, à moyen terme, une possible revalorisation des postes nécessitant une technicité particulière, dans le cadre de la révision de son régime indemnitaire (RIFSEEP).
Des améliorations annoncées sur les équipements et les locaux
La collectivité répond également aux critiques concernant les conditions de travail et le manque de moyens matériels.
Selon la Région, des solutions ont été présentées aux agents reçus en délégation ce lundi afin de répondre aux problèmes signalés. La Région indique que ses équipes poursuivent les échanges avec les personnels pour identifier les améliorations nécessaires concernant les équipements et les locaux.
Elle assure s'être engagée à apporter “des réponses adaptées aux besoins du service dans les plus brefs délais”.
La Région appelle à poursuivre le dialogue
Concernant le dialogue social, la Région affirme vouloir poursuivre les discussions.
La collectivité dit souhaiter maintenir un “dialogue social constructif” avec les représentants des personnels afin de parvenir à des solutions qu'elle veut “concrètes et durables”.
À quelques heures du mouvement annoncé, la Région appelle à la responsabilité de chacun, “dans l'intérêt des élèves”.
Pour rappel, selon la FSU, la grève pourrait perturber la distribution de plus de 6.000 repas dans une quinzaine de collèges et lycées approvisionnés par la cuisine centrale de Saint-Benoît.


