Revenir à la rubrique : Faits divers

Alcoolisé, un homme menace ses proches avec une hache

Ecrit par Lucas Candessoussens – le mercredi 26 août 2026 à 15H33

En comparution immédiate, Fleuricho G. est soupçonné de faits de violences sur sa famille. Qui plus est, il devait comparaître en octobre prochain pour répondre de violences conjugales.

Samedi 22 août, les gendarmes sont appelés par une famille résidant à La Possession. Un homme, un proche, est fortement alcoolisé et le ton est vite monté. La jeune fille qui contacte les militaires est la belle-fille de l’individu.

À leur arrivée sur place, pas de trace de Fleuricho G., qui a pris la poudre d’escampette en voyant arriver les gendarmes. La jeune fille explique qu’une dispute a éclaté entre sa mère et l’homme et le ton est très vite monté. Le hic, c’est que l’homme n’est pas censé être là, une mesure d’éloignement lui interdit de s’approcher de sa compagne. Lors de cette première dispute, Fleuricho G. va jusqu’à casser une table du salon.

Or, plus tard dans la soirée, il revient. Et cette fois-ci, les choses dérapent. Armé d’une hache, il va se mettre à menacer plusieurs personnes dans l’entourage de sa femme et présentes au foyer. Après que sa hache s'est fendue, il attrape une machette et continue à être véhément.

Faux nom et procédure pour violences conjugales

Après la deuxième intervention des gendarmes, Fleuricho G. est interpellé. Malgré le fait qu’il donne un autre nom que le sien (celui de son frère), les militaires rétablissent la vérité et constatent qu’il est dans l’attente d’un procès pour violences conjugales.

En effet, en avril dernier, alors qu’il rentrait ivre d’une soirée avec sa compagne, une violente dispute a éclaté entre eux. Sa femme, qui voulait quitter le domicile, s’est retrouvée giflée à plusieurs reprises.

Le procès, initialement prévu pour avril, avait été renvoyé en octobre à cause de la grève des avocats. Fleuricho G. avait été laissé libre sous contrôle judiciaire, avec l’interdiction d’approcher sa compagne.

Un gros problème avec l’alcool

À la barre, Fleuricho G. est invité à s’expliquer sur ces deux événements. Concernant les violences avec armes, il confirme ce que l’on sait déjà : présent au domicile alors qu’il n’avait pas le droit, une dispute a éclaté.

Pour calmer le jeu en sa qualité de "patriarche de la famille", il a tapé du poing sur la table, littéralement puisqu’elle s’est cassée. Une façon pour lui de "se faire entendre", selon ses dires…

Pareil pour l’histoire de menaces avec une hache et une machette, il souhaitait simplement « remettre un peu d’autorité paternelle à la maison », tout ça en menaçant le petit ami de sa belle-fille.

Et quand le président lit l’audition de cette dernière, elle explique que Fleuricho G. est quelqu’un de très gentil, sauf quand il boit. Cette déclaration le fait pleurer, puisque le soir des faits, il a été interpellé avec près d’un gramme d’alcool dans le sang.

Pour les faits de violences conjugales, Fleuricho G. dit ne pas avoir giflé sa compagne, mais l’avoir "poussée au visage".

Déjà condamné pour des faits de violences

Intérimaire, Fleuricho G. persiste sur le fait qu’il est seul à "ramener à manger" à la maison. Sa compagne, avec qui il est en couple depuis plusieurs années, est aussi la mère de trois de ses enfants en bas âge.

Déjà condamné pour des violences avec armes, il est sous le coup de la récidive avec ces faits. Son casier judiciaire comporte une autre mention.

"Il se comporte comme un bon père de famille depuis le début de la procédure", souligne la procureure, qui rappelle les antécédents de violences de l’intéressé. Elle déplore le fait que Fleuricho G. n’assume pas son comportement.

L’accusation rappelle que des violences avec armes ne sont pas seulement caractérisées en l’absence de coups donnés. Elle requiert pour les deux procédures une peine de 20 mois de prison avec mandat de dépôt et la révocation partielle de son sursis probatoire.

L’avocate de l’intéressé soutient au contraire que son client prend sa part de responsabilité dans cette affaire. Elle rappelle la relation dysfonctionnelle qui lie les deux. Enfin, concernant le volet de l’insertion, la robe noire souligne que son client a une certaine stabilité au travail. Elle demande une peine aménageable.

Après délibération, le tribunal condamne Fleuricho G. à une peine de 12 mois d’emprisonnement pour l’ensemble des faits reprochés. Peine qui peut être aménagée.

Dans la même rubrique

0💬
Tri :