Le gouvernement renonce au doublement des franchises médicales, mais une hausse reste prévue

Dans un entretien accordé au Figaro jeudi 20 août, la ministre de la Santé Stéphanie Rist a annoncé que le gouvernement abandonnait le doublement immédiat des plafonds des franchises médicales. Les patients n'échapperont cependant pas à une hausse : l’exécutif prépare désormais une revalorisation basée sur l’inflation.
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Le gouvernement revoit sa copie sur les franchises médicales. Après avoir envisagé de doubler les plafonds supportés chaque année par les assurés, l’exécutif a finalement décidé de renoncer à cette mesure dans sa forme initiale. Une décision annoncée par la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, après plusieurs semaines de critiques émanant notamment d’associations de patients et de professionnels de santé.
La hausse n’est cependant pas totalement abandonnée. Le gouvernement travaille désormais sur une revalorisation des plafonds tenant compte de l'inflation. Le montant définitif de cette augmentation n'est pas encore connu.
Un doublement jugé trop brutal
Fin juillet, le gouvernement avait annoncé son intention d'augmenter fortement la participation financière des patients afin de contribuer à la maîtrise des dépenses de santé.
Le dispositif envisagé devait notamment faire passer de 50 à 100 euros par an le plafond des franchises médicales, qui concernent les médicaments, les actes paramédicaux et les transports sanitaires. Le plafond annuel des participations forfaitaires appliquées notamment aux consultations et actes médicaux devait également passer de 50 à 100 euros.
Au total, certains assurés auraient ainsi pu supporter jusqu'à 200 euros par an au titre de ces deux dispositifs, contre 100 euros actuellement.
Face aux critiques, le gouvernement a finalement décidé de revoir sa proposition. “Le doublement annoncé n’a pas été compris et a pu apparaître brutal”, a reconnu Stéphanie Rist dans Le Figaro.
Les associations de patients et plusieurs organisations de professionnels de santé avaient notamment alerté sur les conséquences d'une telle mesure pour les personnes ayant le plus recours au système de soins, en particulier les malades chroniques et les patients souffrant de plusieurs pathologies. “Les associations, les professionnels de santé, les patients nous ont dit qu’un doublement immédiat du plafond en une seule fois paraissait excessif. Nous l’avons entendu”, a expliqué la ministre.
Une augmentation indexée sur l'inflation envisagée
Le recul du gouvernement ne signifie toutefois pas le maintien durable des plafonds actuels. L'exécutif souhaite désormais privilégier une augmentation moins importante, calculée en fonction de l'évolution du coût de la vie depuis la création du dispositif.
“Nous travaillons désormais à une réforme juste, fondée sur une indexation à l’inflation depuis 2005. L’augmentation sera par conséquent nettement inférieure à celle initialement envisagée”, a indiqué Stéphanie Rist. Le montant de cette future revalorisation n'a pas encore été arrêté.
Cette modification intervient alors que l'exécutif cherche toujours à limiter la progression des dépenses de santé. Le doublement des plafonds devait permettre à l'Assurance maladie de réaliser plusieurs centaines de millions d'euros d'économies chaque année.


