Babiluzion : plusieurs centaines de personnes réunies au Chaudron pour un dernier hommage

Décédé à l’âge de 48 ans, le chanteur Babiluzion a été accompagné ce vendredi par une foule nombreuse lors de ses obsèques à l’église du Chaudron, avant son inhumation à Sainte-Marie.
L’émotion était palpable ce vendredi au Chaudron. Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à l’église du quartier pour rendre un dernier hommage à Babiluzion, figure du reggae dancehall réunionnais, décédé mercredi dernier à l’âge de 48 ans. Famille, proches, anonymes et acteurs de la scène musicale se sont retrouvés pour saluer une dernière fois celui que beaucoup appelaient simplement « Babi ».
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Le cortège funèbre, marqué par une forte affluence, s’est prolongé dans une ambiance à la fois recueillie et vibrante, portée par la musique, fidèle à l’univers de l’artiste. Après la cérémonie religieuse, l’inhumation a eu lieu à Sainte-Marie.
Parmi les témoignages, celui de René Sotaca traduit l’attachement du quartier à l’artiste. « Ce matin, le quartier du Chaudron a rendu un hommage comme il se doit à Babi. C’était un marmaille la cour. On a grandi ensemble, à l’école Damase Legros, puis au catéchisme à l’église du Chaudron. » Il se souvient d’un homme « passionné, qui chantait pour sensibiliser, encourager, avec des messages d’amour et de paix ».
Sa disparition brutale a laissé un vide, mais aussi une trace durable. « Il aimait partager, faire la fête, rendre service autour de lui. Le cortège a vibré au son de sa musique pour lui dire qu’il restera à jamais gravé dans nos cœurs », poursuit-il. « Catholique, il aimait Dieu. On dit que la mort n’arrête pas l’amour… Babi est juste passé de l’autre côté. »
Révélé dans les années 2000, Babiluzion s’était imposé comme une voix identifiée du reggae dancehall péi, avec des titres marquants et un engagement constant. Son retour en 2024 avait rappelé son attachement à une musique porteuse de sens.
Ce vendredi, au Chaudron, c’est tout un quartier — et au-delà — qui lui a dit adieu.


