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Fiscalité figée et investissements : le Territoire de l’Ouest défend sa trajectoire budgétaire

Ecrit par Maxime Bonnet – le lundi 27 avril 2026 à 17H30
Photo : Territoire de l'Ouest

Le Territoire de la Côte Ouest a adopté son budget primitif 2026 durant ce second conseil communautaire de ce lundi. Avec 260 millions d'euros, le TO veut continuer les investissements cette année.

Présenté par le président de l’intercommunalité, Emmanuel Séraphin, le budget consolidé atteint près de 260 millions d’euros. Il insiste sur la solidité financière de la collectivité malgré un contexte contraint, rappelant « une perte de 3,2 millions d’euros au titre de la loi de finances 2026 », tout en affirmant que « les finances du territoire de l’Ouest sont solides, mais il faut faire attention ». Le président met également en avant un effort d’investissement maintenu à hauteur de 58 millions d’euros, notamment sur les infrastructures d’eau, les transports et les équipements structurants.

Fiscalité stable et volonté de ne pas augmenter la pression sur le contribuable

Sur le volet fiscal, la vice-présidente Mireille Morel-Coianiz présente une orientation jugée prudente et stable, en soulignant que la collectivité choisit de ne pas augmenter la pression sur les contribuables. Elle indique ainsi qu'« il est proposé de maintenir les taux de fiscalité directe locale à leur niveau actuel », une décision qui s’inscrit selon elle dans un contexte économique qui appelle à la vigilance.

Elle rappelle que cette stabilité s’inscrit dans la durée : « le taux applicable à la taxe sur le foncier non bâti est inchangé depuis 2012, et ceux de la cotisation foncière des entreprises et de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères depuis 2016 », soulignant ce qu’elle qualifie d’« engagement durable en faveur d’une stabilité fiscale ».

La droite saint-pauloise à l'offensive

Dans les rangs de l’opposition, Annie Pignolet-Dumont, élue communautaire de Saint-Paul, conteste la lecture budgétaire de l’exécutif, estimant que les chiffres traduisent une réalité moins favorable que celle présentée. « Quand on gratte un peu le vernis des chiffres, on s’aperçoit qu’il y a des failles », pointant une hausse des dépenses de fonctionnement et une baisse des investissements par rapport aux réalisations de 2025.

L’élue évoque également plusieurs projets structurants en difficulté, estimant que certains dossiers « peinent à devenir concrets », et dénonce un décalage entre les ambitions affichées et la mise en œuvre effective des opérations.

Présent pour cette séance, Cyrille Melchior s'est retrouvé pris dans les tirs croisés entre Emmanuel Séraphin et Annie Pignolet-Dumont. Alors que le président du TO pointe aussi les difficultés pour le Département à boucler son budget, Cyrille Melchior répond séchement qu’« il ne s’agit pas de comparer n’importe quelle collectivité à un Département », ajoutant que « nous ne sommes pas dans les mêmes missions » et qu’« aucune comparaison ne peut être faite en matière budgétaire ».

« Je ne serai pas ici en qualité de président du Département »

L’échange se poursuit sur plusieurs dossiers à l'intersection entre missions du Département et du TO, notamment les retenues collinaires et le logement social ou d'urgence. Sur ce point, Cyrille Melchior précise : « je ne serai pas ici en qualité de président du Département, mais en qualité de membre du conseil communautaire », avant d’évoquer l’existence de dispositifs mobilisables pour les projets agricoles liés à l’eau.

Emmanuel Séraphin insiste de son côté sur la nécessité d’un engagement plus large des partenaires institutionnels, estimant qu’« il serait intéressant que vous puissiez contribuer au développement de l’Ouest, comme la Région », alors qu'Huguette Bello écoute attentivement l'échange.

Finalement, la seconde partie du conseil s'est déroulée plus sereinement. L'essentiel des débats portant sur les représentants du TO dans les différents organismes publics auxquels il est membre.

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