Fin de la crise à Pierrefonds ? Retour des pompiers et à une "activité normale", assure la direction de l'aéroport

Après plusieurs jours de paralysie liés à l’absence suffisante de pompiers, l’aéroport de Pierrefonds retrouve une activité normale ce samedi 11 avril. Un retour à la normale annoncé par la direction, alors que les tensions sociales persistent tout comme les incertitudes autour de l’avenir de la plateforme.
Après plusieurs jours de fortes perturbations, la situation s’est débloquée ce samedi matin 11 avril à l'aéroport Pierrefonds de Saint-Pierre avec le retour des équipes de sécurité incendie. "Les pompiers ont repris le service ce matin. Retour à une activité normale pour l’aéroport", nous a indiqué le directeur de la plateforme, Sébastien Rivas.
Une reprise attendue, tant les derniers jours ont mis en lumière la fragilité du fonctionnement de l’aéroport du sud. Depuis le début de semaine, l’absence de pompiers en nombre suffisant empêchait d’assurer le niveau minimum de sécurité incendie, condition indispensable au maintien de l’activité restante sur la piste de l'aéroport de Pierrefonds.
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Sur le terrain, l’impact concernait surtout les évacuations sanitaires. "Le niveau minimum n’était pas garanti", reconnaissait Sébastien Rivas en début de semaine. En conséquence, les Evasan ont été déroutées vers l’aéroport Roland-Garros.
Résultat, une grande partie de l’activité aérienne a été stoppée nette.
Au plus fort de la crise, tous les pompiers de la plateforme étaient en arrêt maladie, une situation rarissime qui a plongé l’aéroport dans une quasi paralysie.
Défaillance opérationnelle ou mal plus profond ?
Derrière cette défaillance opérationnelle, un malaise plus profond. Le climat social est décrit comme particulièrement dégradé au sein de l’aéroport. Des tensions internes, nourries par des réorganisations récentes et un contexte de redressement judiciaire, pèsent sur les équipes depuis plusieurs mois.
"Nous sortons d'une période de restructuration (…) qui a créé des tensions", reconnaissait récemment Sébastien Rivas, évoquant également une phase de transition dans la gouvernance de la structure, susceptible d’alimenter l’inquiétude du personnel.
Car au-delà de l’épisode des pompiers, c’est bien l’avenir de l’aéroport qui se joue. En redressement judiciaire depuis 2025, la plateforme cherche un second souffle, avec plusieurs projets de relance et une recomposition politique à sa tête.
Une nouvelle présidence doit d’ailleurs être désignée dans les prochaines semaines.


