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Temps des crises... Temps des margozes...

Comment faire quelques économies ?
Ecrit par zinfos974 – le samedi 3 décembre 2011 à 13H18

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La France administrative est actuellement trop morcelée, un gros millefeuille : Communes, Communautés de communes, Cantons, Pays, Départements, Régions.

Aujourd’hui, avec les progrès techniques, le travail de gestion des collectivités locales est grandement facilité, même si une certaine complexité peut apparaître. Avec plus de six cents mille élus, la France détient une palme de la représentativité. Tous ces élus coûtent très cher à l’Etat. En simplifiant ce millefeuille, il me semble que d’importantes économies seraient réalisables sur le fonctionnement des collectivités territoriales.

En imposant un regroupement des communes en entités plus importantes comme les communautés de communes ou d’agglomérations, on est sur la bonne voie, mais une fois ces entités crées, il faudra envisager la suppression des communes, bien souvent trop petites. Il faut bien sûr penser à régir les élections de façon à ce que la représentativité soit le plus égalitaire possible, tout en entraînant une diminution du nombre d’élus administrant cette nouvelle collectivité. Il faut donc mutualiser les moyens et les personnels avec une obligation de réduire le nombre de fonctionnaires territoriaux. Leur nombre étant déjà pléthorique.

La suppression des Départements et des Conseils Généraux s’impose d’elle-même. Ces structures n’ont plus de raison d’être. La création des Régions, rend les Départements inutiles, il n’y a pas partage de compétences mais bien souvent des doublons inutiles.

La Région avec ses compétences propres, s’est ajoutée aux Départements. Elle doit les réunir et s’approprier l’ensemble des compétences des Conseils Généraux. Nos Régions actuelles sont trop petites. Leur nombre devrait être réduit. L’Assemblée Régionale élue doit bien entendu, comporter bien moins de membres que la somme des anciens élus aux Conseils Généraux. Il serait tout à fait anormal que l’Etat fasse des efforts de gestion pour réduire sa dette, alors que les Régions continuent de dépenser à tort et à travers leur budget sans tenir compte de leurs compétences, en construction de palais somptueux et de recrutements de fonctionnaires uniquement électoralistes.

Moins d’élus, moins de fonctionnaires représentent des économies de fonctionnement substantielles. Les dépenses de fonctionnement dans notre administration sont exagérées par rapport à l’efficacité que l’on est en droit d’attendre.

Pour résumer : la disparition de structures administratives redondantes, la diminution drastique du nombre d’élus, la rationalisation du fonctionnement par l’informatisation plus généralisée, et l’utilisation plus généralisée d’internet entre l’administration et les administrés, conduisent à des économies substantielles.

Au niveau de l’état, l’Assemblée Nationale est constituée de plus de cinq cents députés. Deux cent cinquante environ, ne serait-ce pas suffisant ? Ce n’est pas le nombre qui importe c’est le travail réalisé. Moins de députés, beaucoup plus d’assiduité imposée, un gros dépoussiérage dans la législation, mise à jour des lois, abolition de celles devenues obsolètes, des indemnités revues à la baisse seraient un signe fort pour les français, de leur participation à la crise. Le Sénat, lui aussi pourrait subir une cure d’amaigrissement et d’austérité salutaire.

Le cumul des mandats devrait être limité à deux au maximum. Mais une seule indemnité ne pourrait être perçue par l’élu, la plus élevée, mais pas plus. Le nombre de mandats consécutifs devrait aussi être limité à deux. La démocratie ne s’en porterait pas plus mal et cela limiterait les « affaires ».

Mais je pense sincèrement que la réforme la plus importante devrait se situer au niveau des impôts. La première serait la généralisation du prélèvement à la source sur le salaire brut en y incorporant toutes les primes et autres indemnités ou avantages quels qu’ils soient. L’autre réforme importante serait que l’imposition s’effectue dès le premier euro perçu, et qu’il n’y ait plus de foyer non imposé. Bien sûr, le pourcentage prélevé sur les très bas salaires serait faible, mais tous auraient le sentiment de contribuer à la Nation. (Ce sont souvent ceux qui sont exonérés d’impôts qui crient le plus fort). Peut-être serait-il bon aussi de revoir le nombre de tranches d’imposition ? Moins de tranches, peut-être ?

-Pourquoi, les agriculteurs, les artisans et les PME croulent-ils sous les impôts et autres taxes ? Ne serait-il pas urgent de revoir leurs statuts. Ils cotisent un maximum pour percevoir à la retraite un minimum indécent par rapport aux fonctionnaires.
-Pourquoi ne pas établir la taxe carbone sur les produits importés, je pense en particulier aux vêtements, chaussures, produits en Extrême-Orient et souvent de qualité médiocre. Pourquoi ne pas les taxer à la distance parcourue, et rétablir l’équilibre des prix avec les productions nationales ou européennes. Ces produits en plus, sont achetés bien souvent par ceux qui ont été victimes des délocalisations.
-Pourquoi également ne pas établir aussi la taxe carbone sur toutes les productions agricoles, hors saison, importées souvent par avion de l’autre hémisphère ?
-La taxation des profits purement financiers et spéculatifs devrait se généraliser. Il est anormal que ces profits ne le soient pas au même titre que les salaires, car ce sont des revenus obtenus sans la notion de travail.
-Un autre problème à régler, ce sont les salaires démesurés des directeurs des entreprises du Cac 40, comparés à ceux de leurs employés.
-Les sacro-saints acquis sociaux doivent être revus et actualisés par rapport à la situation économique, et certains ne sont plus d’actualité et coûte un maximum à la nation.

Voilà quelques pistes, d’économie et de justice sociale .....

 

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