Piton de la Fournaise : la lave est à 310 mètres de l’océan

L’éruption du Piton de la Fournaise se poursuit sur le flanc sud-sud-est du volcan. La coulée la plus basse se situe désormais à seulement 310 mètres de l’océan. Après avoir traversé la RN2 à plusieurs reprises hier, la lave continue sa progression vers le littoral.
Débutée le 13 février peu après 10 heures, l’éruption du Piton de la Fournaise reste active. Un seul site éruptif est actuellement en activité sur le flanc sud-sud-est du volcan, visible depuis le Piton de Bert. Le cône volcanique s’est progressivement formé autour de la bouche éruptive et tend désormais à se refermer, limitant les projections de lave au-dessus de sa structure.
Le bras sud continue de progresser vers l’océan
Selon les observations réalisées par l’Observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise, le front de coulée le plus bas se trouvait ce samedi matin à environ 310 mètres de l’océan.
L’image issue de la webcam installée au Piton des Cascades montre la progression de la coulée dans les Grandes Pentes, en direction du littoral. La lave poursuit sa route vers la mer, portée par l’activité désormais bien installée en tunnel de lave.
Le champ de lave se divise actuellement en deux bras principaux. Le bras nord reste figé à environ 2,6 kilomètres de la route nationale 2, à une altitude d’environ 660 mètres.
Le bras sud, lui, continue de progresser vers l’océan.
La journée du 13 mars a marqué une nouvelle étape dans l’évolution de l’éruption. La lave a traversé la RN2 à trois reprises, à 8h02, 8h37 et 12h35.
Depuis, les différents bras secondaires issus de cette coulée poursuivent leur progression vers le littoral. Au matin du 14 mars, une portion d’environ 260 mètres de largeur de la RN2 était pratiquement entièrement recouverte par la lave.
Une activité sismique faible mais un volcan qui se regonfle
Du point de vue scientifique, l’activité sismique reste faible autour du volcan. En revanche, les instruments de surveillance enregistrent une inflation de l’édifice volcanique.
Les données du réseau GNSS montrent en effet une augmentation des distances entre plusieurs stations installées autour du sommet et à la base du cône terminal. Ce phénomène traduit un gonflement progressif du volcan.
Cette évolution pourrait indiquer une remise en pression du système d’alimentation magmatique, possiblement liée à une recharge en magma du réservoir superficiel, indique l'OVPF.
Depuis le début de l’éruption, les estimations basées sur les observations satellites indiquent qu’entre 13 et 15 millions de mètres cubes de lave ont déjà été émis.
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Pour l’heure, la probabilité d’ouverture de nouvelles fissures éruptives reste jugée faible à court terme en raison de la faible sismicité observée. Les scientifiques rappellent toutefois que de telles ouvertures peuvent parfois se produire sans signaux précurseurs, notamment lorsque le magma circule à faible profondeur.


