Une trentaine d’infractions relevées pour l’ouverture de la chasse au tangue

Après la Fédération des chasseurs, c’est au tour des services de l’État de communiquer sur une opération de lutte contre le braconnage de tangues. Les conditions de pratique de cette chasse opérée avec des chiens sont contestées par l’association One Voice, qui a déposé un nouveau recours au tribunal administratif.
Des agents de l’Office français pour la biodiversité, de l’Office national des forêts et du Parc national de La Réunion, des louvetiers et des membres de la Fédération départementale des chasseurs : une importante action conjointe de contrôle s'est déroulée le dimanche 15 février dernier, à la date même de l’ouverture de la période de chasse aux tangues, indique un communiqué des services de la préfecture.
Une semaine auparavant, la Fédération départementale des chasseurs avait déjà communiqué sur les réseaux sociaux au sujet d‘une opération de lutte contre le braconnage opérée de nuit dans les hauts de l’Est, avec une trentaine de tangues saisis et six procédures ouvertes contre des chasseurs.
Cette fois, les contrôles ont été opérés dans la zone de Bélouve-Bébour, à Mamod Camp (quartier du Brûlé à Saint-Denis) et entre le Maïdo et le Tevelave. Selon les services de la préfecture, ils ont permis de constater :
- 972 tangues prélevés
- 245 véhicules contrôlés
- 348 personnes contrôlées
- Une trentaine d’infractions relevées
- 25 contraventions de 4è classe et 6 contraventions de 5è classe
« Cette mission visait à lutter contre le braconnage, à sensibiliser les pratiquants et à promouvoir une chasse responsable et respectueuse de l’environnement. Elle témoigne de la mobilisation des services pour garantir une pratique encadrée, durable et respectueuse de la réglementation », précise le communiqué.
Un nouveau recours au tribunal contre la période de chasse
Ces deux opérations successives témoignent sans doute d’une volonté de montrer patte blanche alors que la gestion par la préfecture de précédents arrêtés de période de chasse a donné lieu à une cinglante remise en question par le tribunal administratif en novembre dernier.
Pour rappel, le jugement avait notamment souligné qu’un des arrêtés préfectoraux reprenait mot pour mot les éléments de langage rédigés par la Fédération départementale des chasseurs. Le tribunal avait aussi relevé que « le préfet a autorisé la chasse au tangue entre le 17 février et le 14 avril 2024, c’est-à-dire à une période au cours de laquelle les femelles sont encore, pour certaines, gestantes, et pour de nombreuses, allaitantes, les petits étant encore dépendants de leur mère en l’absence de sevrage. »
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Un jugement dont la préfecture ne semble pas avoir tenu compte, puisque les périodes de chasse au tangue, qui s’étendent du 15 février au 15 avril 2026, sont similaires aux précédentes saisons. L’association One Voice a du reste engagé un nouveau recours pour contester l’arrêté préfectoral.


