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La violence à l’école, parlons-en ....

Le 25 novembre : "Journée académique des Parents"
Ecrit par zinfos974 – le lundi 14 novembre 2011 à 09H48

Depuis quelque temps, la question de la violence à l’école envahit les médias ... Il y a quelques jours, on a entendu sur une radio bien connue de chez nous, "Freedom", une enseignante se plaignait d’être agressée par un gamin de 13 ans ? Elle avait peur de faire cours... De même, dans un collège de l’Ouest, dans une école de l’Est, dans une maternelle, des bagarres, des insultes fusent à longueur de journée, rendant invivable l’atmosphère de ces lieux de "paix", "d’études", "de sérénité"... On peut penser que les médias cèdent à leur penchant pour ce qui fait sensation, c’est-à-dire renvoie aux émotions vives et soudaines de l’opinion publique. Ce serait là aller un peu vite. Certaines personnes expliquent que les violences à l’école ne présentent que peu d’attrait médiatique, surtout à la télé : le journaliste arrive toujours après les faits, et il ne peut montrer que des gens qui parlent... il semble même que dans certains cas, les journalistes cèdent en fait à une pression d’enseignants ou de parents, qui les somment à venir constater à quel point la situation est devenue intolérable... Si on parle de la question des violences scolaires, c’est parce que celles-ci sont devenues objets d’une inquiétude sociale grandissante. Ce qui est bizarre pourtant, la violence atteint moins l’école que d’autres lieux de la société.
Il est vrai que la question des violences à l’école, plus que d’autres, bousculent des représentations sociales qui ont valeur fondatrice : celle de l’enfance (innocente...), celle de l’école (endroit de paix, d’études...), celle de la société elle-même.

Il est d’autant plus sensible que parler de la violence c’est parler d’une souffrance, celle d’enseignants dépossédés du métier qu’ils avaient choisi, celle d’élèves confrontés quotidiennement à l’insécurité, celle des parents non seulement angoissés face à l’avenir de leurs enfants mais aussi inquiets quant à leur présent. Dès lors, grande est la probabilité d’entendre s’exprimer des reproches croisés, chacun tenant l’autre pour responsable de la situation et le désignant comme "bouc émissaire".

La difficulté de délimiter des frontières... En France, que considère-t-on comme violence scolaire ?

1) Qu’est-ce qui est "normal" et qu’est-ce qui est "pathologique" en matière de violence ? Toute éducation implique une intervention de l’adulte sur l’enfant : le premier étant plus "fort" que le second, pense-t-on, faut-il affirmer, comme on le fait parfois, que toute éducation entraîne une certaine violence, dès lors considérée comme normale ?
Le langage "de la rue" est très différent de celui que l’on doit employer à l’école, il est plus brutal, plus direct, plus rugueux ; à partir de quand, de quels mots, de quel ton, de quelles circonstances, doit-on considérer que l’usage de ce langage par un élève s’adressant à un prof ou à un membre de la communauté éducative, est injurieux ?
Ou encore : quel est le seuil à partir duquel un contact physique entre élève et enseignant devient violence ? La bousculade dans la cour, dans un couloir, l’élève qui saisit le bras ou l’épaule de l’enseignant relèvent-ils de la violence à l’école ?

2) Un élève indifférent à l’enseignement qui lui est dispensé, un élève qui s’assoit à sa place sans ouvrir son cartable, fait-il violence à l’enseignant ? L’absentéisme doit-il être décompté au nombre des phénomènes de violence scolaire ?

3) Comment distinguera-t-on la violence "interne" à l’établissement et la violence externe ? Les bagarres devant le portail, le racket sur le chemin du domicile, sont-ils des violences internes ou externes?

4) Peut-on tracer une frontière entre les auteurs de violence et les victimes quand on sait que non seulement ils appartiennent souvent aux mêmes catégories de population mais qu’en outre ce sont souvent les mêmes individus qui sont, selon les moments, auteurs et victimes ?

Cette difficulté à identifier les seuils et à délimiter les frontières est accrue par le fait que ce qui est violence pour les uns ne l’est pas pour les autres, que ce qui est insupportable pour certains est supporté par d’autres....
Mais en tout état de cause, on constate qu’il y a des souffrances des enseignants, des élèves, des parents...
Comment changer la donne ? Quel rôle pour les Parents à l’école ?
Pour donner toutes les chances de réussite aux enfants, le rôle de chacun des acteurs, personnel éducatif et parents, doit cependant être précisément défini et respecté afin que les efforts s’additionnent et ne se neutralisent pas.

Il appartient aux parents de…

1) Mener à bien l’éducation de leurs enfants
Le visage des familles a changé. Dans un contexte où les parents, et notamment les mères, sont de plus en plus actifs, où les familles monoparentales se multiplient, il arrive que les parents se déchargent sur l’institution scolaire de l’éducation de leurs enfants. Or, les enseignants ne peuvent assurer et l’instruction et l’éducation des enfants, au risque d’instruire moins efficacement .. . Il est de la responsabilité des parents de poser les conditions d’une instruction réussie en éduquant leurs enfants au respect de l’autorité, notamment celle de l’enseignant, au respect des règles de vie commune etc.

2) Préparer et accompagner l’instruction
Les parents ont également un vrai rôle à jouer dans l’instruction de leurs enfants. Ils doivent créer pour l’enfant des conditions d’apprentissage idéales : le soutenir et l’encourager, l’accompagner dans son travail personnel... Ils doivent aussi veiller à son assiduité.

3) S’investir sans interférer dans le suivi scolaire
Si l’implication des parents est absolument nécessaire, il arrive qu’elle prenne des formes néfastes. L’intervention des parents se fait en effet de plus en plus au profit, non pas d’un soutien au personnel éducatif, mais d’une opposition à celui-ci. Comment, dans ces conditions, les enfants seraient-ils encouragés à respecter leur enseignant ?

 

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