Saint-André : Jean-Marie Cotaya annonce sa candidature

Déjà candidat en 2014 et en 2020, le chef d’entreprise saint-andréen sera de nouveau candidat aux prochaines élections municipales. Sans étiquette, il accuse ses adversaires politiques de lui avoir “repris” plusieurs grands projets, comme celui de l’eau de mer au Colosse.
On croyait le casting au complet : il comptera finalement un postulant de plus au fauteuil de maire en mars prochain. Jean-Marie Cotaya, 67 ans, n’est pas un inconnu à Saint-André. Il était déjà candidat aux municipales en 2014 et en 2020, avec des résultats jusqu’ici modestes : 328 voix en 2014 (1,44 % des suffrages exprimés) et 172 voix en 2020 (0,94 %).
Une candidature revendiquée “sans étiquette”
Sa candidature sera une nouvelle fois “sans étiquette”. Chef comptable de formation, chef d’entreprise dans le bâtiment et la vente automobile, Jean-Marie Cotaya assure n’être affilié à aucun parti politique, même s’il avait bénéficié, lors de la précédente campagne, d’un soutien - en tout cas affiché - du Rassemblement national.
En 2020, le parti de Marine Le Pen l’avait désigné comme l’une de ses neuf “têtes de liste”. Un soutien toutefois limité : Jean-Marie Cotaya n’avait pas été investi officiellement par le parti et avait conservé son statut de candidat sans étiquette.
“À aucun moment je n’ai été avec eux, je ne suis pas du RN, je ne partage aucune idée avec eux”, se défend-il aujourd’hui, évoquant même un “traquenard” à l'époque. Il dit regretter “amèrement d’avoir été avec eux”, affirmant que “[sa] ligne de conduite a toujours été sans étiquette”.
“Je veux aménager la ville”
Qu’est-ce qui le motive à se représenter malgré des scores jusque-là faibles dans les urnes ? “Des stratégies ont été mises en place pour me barrer la route, mais je vois ce qui se passe à Saint-André. L’ère des Virapoullé est terminée. Joé Bédier et Éric Fruteau n’ont pas répondu aux attentes de la population. Je veux aménager la ville”, explique-t-il.
Il affirme que plusieurs grands projets réalisés sur la commune se sont inspirés de ses propositions. “J’ai porté des projets structurants, pensés pour transformer durablement notre territoire. Certains ont été repris en 2014 et en 2020, mais mis en œuvre à demi-mesure, sans cohérence ni vision à long terme”, affirme-t-il dans un flyer prêt à être distribué.
Il cite notamment “l’entrée sur la quatre-voies par le chemin Lagourgue, l’entrée sur la quatre-voies par la rocade Sud, le projet de l’eau de mer du Colosse et l’aménagement du centre-ville”.

Le Colosse au cœur du projet
C’est avec “enthousiasme, joie et plaisir” qu’il annonce sa candidature. “Après l’ère Virapoullé, notre commune attendait un changement réel, durable et courageux. Ce changement n’a malheureusement pas eu lieu”, écrit-il.
Jean-Marie Cotaya souhaite notamment créer un “multiplexe” au Colosse, “destiné à toutes les générations”. Un projet qui, selon lui, aurait été empêché par Jean-Paul Virapoullé. “Il a présenté ça à l’époque comme une boîte de nuit, type soucoupe volante, ce qui n’était pas du tout le cas”, assure-t-il.
Lire aussi : Saint-André : les œuvres du Dipavali s’exposent en ville
Le candidat affirme ne rencontrer aucune difficulté particulière pour constituer sa liste. À ce stade, ils sont désormais huit à se déclarer candidats aux élections municipales à Saint-André.


