À Saint-Leu, Karim Juhoor dénonce une « négligence persistante » sur la gestion de l’eau

Le candidat aux municipales de 2026, Karim Juhoor, relance son combat autour de la qualité et du prix de l’eau à Saint-Leu. À travers son collectif, il accuse la commune et l’intercommunalité d’avoir laissé perdurer des « injustices majeures », un thème qu’il place désormais au cœur de sa campagne.
À six mois des élections municipales, Karim Juhoor fait de l’eau son cheval de bataille. Le fondateur du collectif « Eau potable et à bas prix pour tous à Saint-Leu » rappelle avoir multiplié les alertes depuis 2020 : demandes de révision des tarifs, contestation du mode de calcul de l’assainissement, requêtes d’annulation de factures pendant le confinement.
Lire aussi : Municipales à Saint-Leu : Karim Juhoor se lance dans la course
Selon lui, ces interpellations, adressées notamment au TCO, à Derichebourg et au cabinet de la présidence, « ont été ignorées ». Il affirme également que la promesse de remboursement annoncée à l’époque par le vice-président du TCO « n’a jamais été tenue ».
La gestion de l’eau, au cœur des critiques
Dans son communiqué, Karim Juhoor évoque une succession d'épisodes qui auraient « fragilisé les habitants » :
– en 2021, la découverte d’une bactérie d’origine animale dans les réseaux ;
– en 2022, une mobilisation pour dénoncer l’absence d’eau potable dans certaines écoles ;
– en 2023, l’augmentation des tarifs de l’eau votée à l’intercommunalité ;
– en 2024, après le passage du cyclone Belal, une coupure prolongée d’eau et une communication jugée défaillante sur les risques sanitaires.
Pour le candidat, ces événements témoignent d’« une négligence persistante » et d’un « mépris » pour les droits fondamentaux des Saint-Leusiens. « Nous assistons à un véritable scandale sanitaire », écrit-il, dénonçant un manque d’information qui aurait laissé « de nombreuses personnes malades ».
Une critique qui s’inscrit dans sa campagne municipale
Déjà engagé dans le milieu associatif, Karim Juhoor fait de la question de l’eau un axe majeur de sa candidature. Lors du lancement officiel de sa campagne, il dénonçait déjà « des décisions hasardeuses depuis 18 ans sous l’ère Robert/Domen » et appelait à « retrouver la place de Saint-Leu au sein du TCO ».
Pour lui, la gestion de l’eau incarne un dysfonctionnement plus large : « Stop à l’amateurisme, nous ne sommes pas condamnés à l’immobilisme », déclarait-il. Il estime que la commune est traitée « comme une banlieue de Saint-Paul » et qu’un changement de gouvernance est nécessaire pour « protéger les droits des habitants ».


