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Est-ce que le nombre d’élèves par classe a un effet sur les résultats scolaires ?

Ecrit par zinfos974 – le lundi 26 septembre 2011 à 08H00

Depuis la rentrée, des parents, des enseignants s’inquiètent des effectifs en surnombre imposés dans certaines classes …
Peut-on se rassurer via la note ministérielle de mai 2010, dans laquelle Luc Chatel affirmait que "les études et expériences les plus récentes indiquent que la diminution des effectifs dans les classes n’a pas d’effet avéré sur les résultats des élèves" ?
Il semblerait que Non. Car la littérature scientifique révèle bien, en réalité, un effet positif de la diminution de la taille des classes sur le niveau des élèves...
Certes, plusieurs études ont par le passé conclu à un effet nul, voire négatif, des petits effectifs sur les résultats scolaires des élèves...

Dernièrement, en France, une étude commandée par le Ministre de l’Education Nationale, lui-même, en 2008, et menée par Mathieu Valdenaire de l’école des Hautes Etudes en Sciences Sociales, a, elle montré que le nombre d’élèves par classe influençait le niveau des élèves... Plus la classe est surchargée et plus les résultats scolaires des élèves baissaient. Valdenaire a utilisé la méthode baptisée "loi de Malmonide", du nom du célèbre philosophe et théologien juif du XIIe siècle qui estimait qu’un classe ne devait jamais accueillir plus de 40 élèves (dans son temps). Par cette méthode, le chercheur a démontré l’effet positif des petites classes sur les résultats des élèves à tous les niveaux d’enseignement, en particulier pour les élèves des écoles primaires socialement défavorisés.

Sa conclusion est claire...
Selon lui, "il est tout à fait possible de réduire substantiellement l’inégalité des chances scolaires en France au niveau du Primaire et du Collège, pour peu qu’on le souhaite".

Conclusion : réduire les inégalités des chances scolaires est une affaire de volonté politique !

Et le redoublement ? Actuellement près de la moitié des élèves français achèvent leur scolarité obligatoire avec au moins 1 an de retard : un taux parmi les plus forts en Europe !
Pourtant sur ce sujet, il est clair qu’un élève ayant redoublé en Primaire ou au Collège, réussit moins bien sa scolarité qu’un élève de même niveau qui est passé dans la classe supérieure. Ces élèves auraient tendance à perdre une grande partie de leur motivation et à se sous-évaluer. Ils seraient de plus, et c’est regrettable, stigmatisés par leurs professeurs, qui les orientent plus souvent vers des filières professionnelles...
Cette pratique se révèle inéquitable car à niveau égal, les enfants des familles modestes et ceux nés en fin d’année redoublent plus souvent !

Cela fait réfléchir...

 

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