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Sous l’effet de tabac chimique, il tabasse une gramoune : le tribunal condamne lourdement

Ecrit par Lucas Candessoussens – le mardi 8 juillet 2025 à 06H56

Ce vendredi, un homme était jugé en comparution immédiate pour avoir passé à tabac une gramoune, âgée de 77 ans. Une agression particulièrement violente, commise sous l’empire de stupéfiants, et qui vaut au prévenu une lourde peine.

La journée du 17 mai a viré au cauchemar pour Dominique*, gramoune de 77 ans vivant à Saint-Benoît. Dans la journée, un individu, Faizeddine A., frappe à la porte. Il hurle qu’il recherche sa mère et est persuadé que c’est son lieu de résidence.

Après qu'elle lui ait ouvert la porte, l’individu s’emballe et repousse Dominique*, qui tombe à terre. Il la frappe par la suite, se déchaînant sur elle.

Peu après, il s’introduit dans la chambre de sa victime, criant qu’un esprit lui veut du mal. Un ami à lui intervient et le fait sortir de l’appartement de Dominique.

De retour au domicile de Faizeddine A., une dispute éclate avec son dalon, qui tente de le raisonner. Le prévenu l’agresse tout en arrachant le barreau d’un portail. Il ordonne même à son malinois de mordre son ami d’enfance.

Il sera finalement interpellé par les gendarmes de Saint-Benoît.

Passé trouble, tabac chimique et récidive

Après la lecture des faits par le président du tribunal, Faizeddine A. est immédiatement repris par le magistrat, après s’être excusé pour… avoir cassé le portail. Des propos qui agacent le tribunal : « Ce n’est pas le plus important », souligne le président.

Des mots mêmes du président, qui consulte la photo de Dominique après son passage à tabac, la scène est d’une rare violence, la victime est « dans un sale état ».

Cette dernière a écopé de 28 jours d’ITT.

À la barre, l’homme bredouille, tente de se justifier : il nie en bloc l’agression de la gramoune. Pour lui, elle est tombée car il a poussé la porte, persuadé d’entrer chez sa mère. Il se serait ensuite penché sur elle pour voir si la victime avait besoin d’aide.

Une explication qui peine à convaincre, surtout quand on découvre le passé judiciaire. Deux mentions dans son casier judiciaire, dont une condamnation datant de février pour avoir été interpellé avec du tabac chimique.

Mais le ministère public s’interroge sur son passé, vu que l’intéressé dit avoir été condamné en 2013 à Mayotte. Son identité a pu changer, étant donné qu’il n’est pas né en France.

4 ans ferme

Deux avocats plaident pour la partie civile. La robe noire, qui représente Dominique et l’ami d’enfance du prévenu, déplore des faits d’une extrême violence.

Dans ses réquisitions, la procureure n’y va pas de main morte. Elle évoque ses antécédents, sa dépendance aux stupéfiants, le qualifiant de « psychopathe », et estime que si Faizeddine A. ne se « défonçait pas autant », les faits auraient pu être évités.

Elle requiert donc quatre ans de prison ferme et la révocation partielle de son sursis probatoire d’une durée de six mois.

L’avocat de Faizeddine ne peut que déplorer l’attitude de son client, en plaidant pour une intensification des soins liés à son addiction.

Le tribunal va écouter les réquisitions du ministère public et condamner Faizeddine A. à quatre ans de prison, avec la révocation partielle de son sursis probatoire.

* prénom d'emprunt

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