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Associations et autorités mettent à jour les chiffres des violences faites aux femmes

Les autorités veulent agir en connaissance de cause. Hier après-midi étaient présentés en Préfecture les derniers chiffres clés des violences faites au femmes. Histoire de quantifier un problème de société qui se vit en vase clos, dans le cercle familial.
Ecrit par zinfos974 – le mercredi 31 août 2011 à 07H54

Ne plus agir sous le coup de l'émotion. C'est pour éviter de rester dépourvues devant des drames humains que les autorités ont chargé, en 2008, l'Observatoire régional de la santé de mener à bien l'état des lieux des violences à l'égard des femmes. Une première salve de données, révélées en 2009 ont été mises à jour et dévoilées hier.

Mieux qu'une réaction à chaud, les derniers chiffres du tableau de bord des violences faites aux femmes ont pour mission de baliser le processus décisionnel des acteurs de cette thématique trop bien ancrée dans le paysage réunionnais.

En 2010, les services de police et de gendarmerie ont enregistré environ 1.500 faits constatés dans le cadre de violences conjugales. Ce sont près de 4 actes de violences conjugales qui sont ainsi dénoncés chaque jour par des Réunionnaises. En 2009, ces mêmes plaintes avaient atteint un pic avec plus de 1.700 faits constatés (soit 5 plaintes/jour).

Un meilleur accompagnement qui brise le silence

Dans plus de 3 cas sur 4, les faits de violences conjugales concernent des coups et blessures volontaires criminels ou correctionnels. Autour de la table, hier, les représentants associatifs et autorités politiques s'accordaient sur un point : la mise en lumière aujourd'hui d'un tel tableau de bord doit être pris avec la plus grande prudence.

En effet, l'évolution des faits de violences conjugales peut résulter soit d'une augmentation effective du nombre de faits, soit d'un taux de révélation des faits plus élevé. Malgré cette imprécision qui demeure, ce tableau de bord est une aide indéniable à la décision.

Une autre lecture garde le côté le plus optimiste de cet état des lieux. Le taux toujours aussi important de faits constatés peut ainsi être considérée comme un signe positif, encourageant, car les victimes brisent de plus en plus le silence.

Par ailleurs, porter plainte suppose que la situation soit bien évaluée par la victime elle-même, notamment avec l'aide d'un professionnel. A l'origine sans doute de cette meilleure détection : l'accompagnement plus précis des victimes avant et au moment des dépôts de plaintes.

Un autre rendez-vous est d'ores et déjà programmé pour le mois de décembre. Un forum doit réunir les mêmes acteurs mais avec une réflexion encore plus poussée et globale sur des thèmes transversaux comme l'image de la femme dans les médias, sans perdre de vue évidemment les violences à leur égard.

 

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