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CGTR Educ'Action : Le coup de force de l'été ! Non à Eclair

Ecrit par zinfos974 – le mercredi 13 juillet 2011 à 17H21

Le ministère de l’Education nationale a publié au B.O. du jeudi 7 juillet la liste des établissements et écoles intégrant le programme ECLAIR à la rentrée 2011. Expérimenté dans 105 établissements du second degré dans dix académies, le programme touchera cette fois 30 académies : 2 116 écoles, 297 collèges et 28 lycées. Officiellement, les RAR intègrent le programme et disparaissent au 1er septembre prochain.
 
Alors que le ministére avait  "juré" à la  La CGTR Éduc’action  que les Conseils  des établissements concernés seraient  préalablement consultés et que ceux qui se sont prononcés ou se prononceraient majoritairement contre ce dispositif (c’est le cas notamment dans les académies de Créteil et d’Aix-Marseille), n’auraient pas à le subir , le ministère s'est assis sur son son engagement. IL passe en force et profite de l'été !

A la réunion, ce sont 168 etablissements , au final  qui seront concernés ( 20 collèges qui s'organiseront en reseau avec  148 ecoles elementaires et maternelles de leur secteur)

Au total, sous prétexte de l’extinction du dispositif RAR, le ministère impose une nouvelle vision de l’éducation prioritaire, dont le moins qu’on puisse dire c’est quelle manque d’ambition. Sous prétexte d’un saupoudrage actuel des moyens (mais qui en est responsable ?), seuls quelques établissements feraient désormais l’objet "d’attentions particulières". Enfin, sans attendre le moindre bilan de l’expérimentation, le dispositif CLAIR est généralisé.

La CGTR Éduc’action appelle ,dès la rentrée, les personnels des établissements concernés à exiger la tenue   des conseils  et à  refuser le dispositif CLAIR  , à être attentifs à ce que les postes vacants ne soient pas profilés par les recteurs et à ce que les référents RAR actuels soient maintenus dans les établissements.

 Pour la rentrée, un préavis de grève a par ailleurs été  déposée par la CGTR EDUC'ACTION  permettant ainsi de couvrir les actions qui pourraient etre décidés par les personnels  contre Eclair

 Comme l'a précisé l'intersyndicale nationale mobilisée contre Eclair " Depuis des semaines, voire des mois, les personnels, avec leurs organisations syndicales mais aussi avec les parents d’élèves dans un certain nombre de cas, ont exprimé à tous les niveaux – en Conseil d’administration, en Comité Technique Paritaire, dans des rassemblements, des interventions, des pétitions, des votations, y compris dans des grèves – leurs désaccords avec l’orientation de ce programme, et leur volonté majoritaire de sortir de ce dispositif ou de ne pas y entrer."

La CGTR EDUC'ACTION persiste à souligner que le  dispositif eclair  est un laboratoire de déréglementation des établissements, des statuts, et de dérégulation de la gestion des personnels

. Dans ce cadre comme le précise d'ailleurs  l'intersyndicale " le nouveau préfet des études, à la fois responsable pédagogique, éducatif et membre de la direction, est très largement contesté car marqué par une confusion inacceptable des missions des enseignants, CPE et COPsy. A cela s’ajoutent des inquiétudes sur le devenir des enseignants référents et des secrétaires des comités exécutifs intervenant dans les établissements et les écoles."

La situation actuelle et la préparation de la rentrée prochaine inquiètent fortement les personnels : non respect de leurs statuts, auxquels se substitue la notion de "contrat" avec lettre de mission, remise en cause des moyens spécifiques au titre de l’Éducation prioritaire, indemnités à la tête du client…

Le bilan des mouvements intra-académiques montre qu’un très grand nombre de postes profilés CLAIR sont restés vacants, faute de candidats. Le recrutement local sur profil, dans des établissements voués à des déréglementations tous azimuts, a aggravé la rotation des personnels et considérablement fragilisé ces établissements difficiles dans lesquels seront finalement affectés nombre de personnels plus précaires (titulaires sur zone de remplacement, contractuels, vacataires).

Ce dispositif, qui "n’ouvre plus de guichet à des moyens supplémentaires", comme l’a indiqué le chargé de mission Christian Nique, ne répond absolument pas aux besoins des élèves de milieux défavorisés, bien au contraire puisqu’il naturalise de fait les difficultés en renonçant à viser le même niveau d’exigence pour tous les élèves, quel que soit l’établissement dans lequel ils sont scolarisés, et dégrade leurs conditions d’étude.

La CGTR EDUC'ACTION  exige  l’abandon de ce programme et une une vraie réflexion sur l’éducation prioritaire , réflexion d’autant plus nécessaire, les évaluations PISA viennent malheureusement de le rappeler une nouvelle fois, que la France est l’un des pays où le parcours scolaire est le plus marqué par l’origine sociale.

 

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